jeudi 12 janvier 2012

Un outil didactique pour les conversions

Après des heures de réflexion, de recherches d'idées et matériel, de découpage, collage, peinture, plastification... j'ai finalement construit mon outil didactique !

Mon centre de formation est spécialiste du "travail personnalisé et communautaire", j'ai déjà dû vous en parler plusieurs fois. En 2 mots : c'est une pédagogie qui essaie de prendre au compte chaque personne, telle qu'elle est, et de la faire progresser selon ses capacités et ses besoins, au moyen de matériel et d'outils, mais sans perdre de vue l'importance du groupe.
Dans cette optique, nos formateurs nous apprennent à nous servir d'outils : du matériel qui permet aux enfants de s'appuyer sur du concret lors de leurs apprentissages, et de pouvoir manipuler. C'est essentiel chez les jeunes enfants qui ont besoin de toucher, voir, sentir les concepts.
Il nous a été demandé de créer cette année un outil qui réponde à un besoin observé sur notre terrain de stage. 

J'étais en stage en CM2 et j'avais à travailler avec les enfants sur les conversions de mesure de longueurs : passer des kilomètres au mètres, des centimètres aux décimètres, etc. Normalement, cet apprentissage commence dès le CE2. J'ai donc été surprise de voir qu'ils ne maîtrisaient pas du tout la technique et j'ai réalisé qu'en fait ils ne comprenaient pas ce que cela représentait,comment mettre les chiffres dans les bonnes colonnes, que faire de la virgule et à quoi servaient les conversions.

Depuis, je réfléchissais à un outil qui permettrait d'aider les élèves dans cet apprentissage. J'ai créé un tableau de conversion géant, avec des scratchs pour mettre les étiquettes des noms des unités (km, hm, dam...) et les étiquettes de chiffres. J'ai élargi le principe aux autres conversions de mesure usuelles : les masses (kg, g...) et les contenances (l, cl...). 

J'ai fabriqué des cartes de questions classées par type de mesure, et par niveau de difficulté et avec une réponse au dos ayant une petite touche sympa ou humoristique.
Mon outil peut donc être utilisé seul ou à deux pour s'entraîner lors d'un temps de "travail personnalisé", ou comme aide pour les enfants qui sont en "aide personnalisée" (depuis 2008, 2 heures hebdomadaires de soutien scolaire sont prévues dans l'emploi du temps des instits afin d'aider les élèves en difficulté). On peut aussi utiliser mon tableau de conversion avec toute la classe pour corriger des exercices, ou encore y jouer à plusieurs dans un esprit plus compétitif, pendant un temps libre, un temps d'ateliers, ou de jeux de société pédagogiques.


Voilà donc à quoi ressemble mon outil, que j'ai appelé "2 poids - 2 mesures" (merci Son' pour l'idée du nom !). Il va être observé et jugé par mes formateurs... J'espère qu'il va passer cette épreuve et qu'il sera ensuite une source d'idée pour d'autres futurs enseignants, car il restera dans les locaux de ma fac, avec tous les autres outils créés.
Les autres étudiants de ma promo ont proposé des choses très intéressantes aussi, par exemple des jeux de société sur l'Union Européenne, une roue d'images pour inventer des histoires, un loto sonore et mathématique, un jeu de l'oie avec les expressions du visage pour des enfants autistes, un support d'aide pour apprendre les poésies, etc.

lundi 9 janvier 2012

Janvier 2012, dure reprise

Bonne année chers lecteurs !

Comme vous avez pu le suivre, j'ai eu un stage un peu fatigant et décourageant au mois de novembre, mais heureusement j'ai été bien soutenue par ma famille et mes copines de cours. J'ai pu ensuite reparler tranquillement de ce stage avec une de mes formatrices qui m'a bien écoutée et m'a permis de rencontrer la personne qui était venu me visiter en stage. Ces deux échanges avec des anciennes instits ont été très constructifs et m'ont rassurée.
Le mois de décembre a été assez dense. La pause des vacances a fait du bien, d'autant que j'ai pu m'échapper...
... à Pornich' : ambiance relax, turamisu et salade de cafards (infernal, ce jeu !)


... et à Berlin pour les rencontres européennes de Taizé : ambiance chants de Taizé (ah bon ?!) Ampelmann, feux d'artifice du 31 décembre et discussions polyglottes.



Par contre, je redoutais la reprise car le boulot n'attend pas, ou plutôt m'attend. Enfin bref !
Cette semaine, nous avons 1 partiel sur table + 1 outil pédagogique à fabriquer + 1 activité d'art à inventer et à tester soi-même + 1 rédaction d'anglais à rendre + différentes tâches à faire en informatique. Sans oublier le fameux mémoire à avancer !

Sinon, la petite joie du jour c'est d'avoir réussi à faire un montage son avec une copine pour graver un CD. Merci Franch' pour ton dictaphone et tes conseils audacieux (hé hé, jeu de mots !) Nous avons compilé des extraits de chansons et des enregistrements de nos voix pour inviter à notre rencontre littéraire une classe de CM2, partenaire de notre promo. Chaque mois, cette classe vient chez nous pour une présentation originale de livres adaptés à leur âge, puis les enfants se mettent en petit groupe avec un étudiant et discutent du livre qu'ils ont lu. Moi je prépare avec 4 copines la rencontre du mois de février, sur le thème de la liberté. Je vous raconterai !
Juste un avant-goût avec ce mini poème :
Le roi et le tableau 
-      Tu es beau, dit le roi à l’oiseau dessiné.
-      Merci, dit l’oiseau. Je suis bien d’accord.
 Pourtant, il me manque encore quelque chose.
-      Et quoi donc ? demanda le roi.
-      Le vent dans mes plumes, dit l’oiseau,
 et il s’envola hors du tableau.
« Le roi et la mer » Heinz Janiseh, Wolf Erlbruch

dimanche 20 novembre 2011

Stage en CM2 : suite

J'entame demain ma troisième et dernière semaine de stage en CM2, la deuxième "en responsabilité".
J'ai perdu beaucoup de ma motivation. La semaine dernière a été dure, la fatigue s'est accumulée et ma journée de vendredi m'a anéantie.
J'ai pu discuter ce week-end avec des filles de mon centre de formation qui m'ont dit qu'elles aussi avaient des difficultés à tout gérer, qu'on nous en demandait beaucoup (cours à préparer, gestion d'enfants ayant des difficultés scolaires et/ou des comportements violents, analyses et enquêtes à mener sur des tas de choses...), qu'on était encore en formation et qu'en plus je n'avais pas spécialement eu de chance sur mes conditions de stage.
Donc 4 journées d'école à tenir et à assurer du mieux possible...

mercredi 16 novembre 2011

Stage en CM2 : après 2 journées de maîtresse

J'ai déjà effectué 2 journées en tant que "maîtresse" en CM2. Il m'en reste 6.
Alors mes impressions :
  • Boulot ! Préparation de mes journées, corrections (dictées, exercices, rédactions...), analyse de chaque séance réalisée et bilan de chaque journée, contrat de stage à écrire (c'est différent de la convention de stage, là il s'agit de décrire à mes formateurs le contexte de mon stage, les points que je veux travailler en priorité sur moi-même, par exemple la discipline en classe, l'évaluation des élèves ou le contact avec les parents d'élèves). Et je n'ai pas encore eu le temps de faire d'autres choses demandées pour mon Master : interroger les enseignants et la directrice sur l'usage des nouvelles technologies et sur l'apprentissage des langues et m'occuper de mon sujet de Mémoire : les enfants bilingues à l'école.
  • Fatigue ! Longues journées : lever à 6h-6h30, coucher à ... hum hum ! Il faut non seulement assurer au niveau des cours, mais aussi respecter les horaires de l'école ("Zut ! c'est la récré dans 5 min, j'ai pas fini ce que j'avais prévu !"), s'occuper de tous les aspects administratifs que personne ne nous apprend (ex : pour prévenir le secrétariat des élèves absents, chaque école a un système différent. Ici, c'est un cahier qui passe de classe en classe mais je ne le savais pas la 1ère fois). Et puis gérer les élèves avec tout ce que ça implique : faire de la discipline, démêler comme on peut les "petites histoires". Tout le monde me dit que les stagiaires et les remplaçantes n'ont pas de chance, les enfants testent les nouvelles personnes, il faut être particulièrement ferme. Et en plus, pas de chance, je n'ai eu que des soucis toute la journée de mardi : insultes, coups, histoires d'amoureux, t'es pas ma copine, pleurs, etc. Espérons que le mercredi sans école leur aura fait oublier tout ça... Je leur ai déjà fait la morale mais ça n'a pas suffit à calmer le jeu.
  • Polyvalence : il faut pouvoir faire dans la même journée une leçon sur les polygones, une sur les phrases interrogatives, une séance de sport, de la poésie ou encore de l'histoire des arts. Je suis chargée aussi d'une surveillance de récré et d'animer des heures de soutien. Tout ça me plaît et j'arrive peu à peu à jouer sur tous les tableaux, mais ce n'est pas encore facile.

Donc : des moments de découragement, mais aussi des moments où j'étais fière de moi, notamment ma séance de sport finalement pas trop mal alors que les conditions étaient compliquées, des jeux en maths et en conjugaison qui les ont bien motivés. Ce que m'ont dit la directrice et mon instit' pour me rassurer : "On a tous été débutants un jour" et "Le plus important, c'est que les élèves soient au travail. Et ils le sont."
A suivre !