dimanche 20 novembre 2011

Stage en CM2 : suite

J'entame demain ma troisième et dernière semaine de stage en CM2, la deuxième "en responsabilité".
J'ai perdu beaucoup de ma motivation. La semaine dernière a été dure, la fatigue s'est accumulée et ma journée de vendredi m'a anéantie.
J'ai pu discuter ce week-end avec des filles de mon centre de formation qui m'ont dit qu'elles aussi avaient des difficultés à tout gérer, qu'on nous en demandait beaucoup (cours à préparer, gestion d'enfants ayant des difficultés scolaires et/ou des comportements violents, analyses et enquêtes à mener sur des tas de choses...), qu'on était encore en formation et qu'en plus je n'avais pas spécialement eu de chance sur mes conditions de stage.
Donc 4 journées d'école à tenir et à assurer du mieux possible...

mercredi 16 novembre 2011

Stage en CM2 : après 2 journées de maîtresse

J'ai déjà effectué 2 journées en tant que "maîtresse" en CM2. Il m'en reste 6.
Alors mes impressions :
  • Boulot ! Préparation de mes journées, corrections (dictées, exercices, rédactions...), analyse de chaque séance réalisée et bilan de chaque journée, contrat de stage à écrire (c'est différent de la convention de stage, là il s'agit de décrire à mes formateurs le contexte de mon stage, les points que je veux travailler en priorité sur moi-même, par exemple la discipline en classe, l'évaluation des élèves ou le contact avec les parents d'élèves). Et je n'ai pas encore eu le temps de faire d'autres choses demandées pour mon Master : interroger les enseignants et la directrice sur l'usage des nouvelles technologies et sur l'apprentissage des langues et m'occuper de mon sujet de Mémoire : les enfants bilingues à l'école.
  • Fatigue ! Longues journées : lever à 6h-6h30, coucher à ... hum hum ! Il faut non seulement assurer au niveau des cours, mais aussi respecter les horaires de l'école ("Zut ! c'est la récré dans 5 min, j'ai pas fini ce que j'avais prévu !"), s'occuper de tous les aspects administratifs que personne ne nous apprend (ex : pour prévenir le secrétariat des élèves absents, chaque école a un système différent. Ici, c'est un cahier qui passe de classe en classe mais je ne le savais pas la 1ère fois). Et puis gérer les élèves avec tout ce que ça implique : faire de la discipline, démêler comme on peut les "petites histoires". Tout le monde me dit que les stagiaires et les remplaçantes n'ont pas de chance, les enfants testent les nouvelles personnes, il faut être particulièrement ferme. Et en plus, pas de chance, je n'ai eu que des soucis toute la journée de mardi : insultes, coups, histoires d'amoureux, t'es pas ma copine, pleurs, etc. Espérons que le mercredi sans école leur aura fait oublier tout ça... Je leur ai déjà fait la morale mais ça n'a pas suffit à calmer le jeu.
  • Polyvalence : il faut pouvoir faire dans la même journée une leçon sur les polygones, une sur les phrases interrogatives, une séance de sport, de la poésie ou encore de l'histoire des arts. Je suis chargée aussi d'une surveillance de récré et d'animer des heures de soutien. Tout ça me plaît et j'arrive peu à peu à jouer sur tous les tableaux, mais ce n'est pas encore facile.

Donc : des moments de découragement, mais aussi des moments où j'étais fière de moi, notamment ma séance de sport finalement pas trop mal alors que les conditions étaient compliquées, des jeux en maths et en conjugaison qui les ont bien motivés. Ce que m'ont dit la directrice et mon instit' pour me rassurer : "On a tous été débutants un jour" et "Le plus important, c'est que les élèves soient au travail. Et ils le sont."
A suivre !

mercredi 9 novembre 2011

Apprendre à écrire des deux côtés du Rhin

Une petite vidéo sur les deux principaux aspects de mon blog : l'école et l'Allemagne !
Ce n'est pas long, mais si vous êtes pressés, regardez seulement à partir de 3:35.




Et ici le texte du sujet qui m’intéresse, sur l’apprentissage de l'écriture dans les deux pays :
" Comment apprend-on à écrire en Allemagne, et comment apprend-on à écrire en France ? A vos crayons !
Voici Louis, un petit Français de six ans. C’est son dernier mois à l’école maternelle et il est tout fier car il a copié en cursive la petite phrase : "Louis joue avec papa". Voici Christina, une petite  Allemande de 6 ans. Au jardin d’enfants, elle a juste appris à écrire son prénom en majuscules d’imprimerie sur une feuille sans lignes et elle s’apprête maintenant à entrer à l’école primaire. Les enfants français seraient-ils plus précoces que les enfants allemands ? Non bien sûr, c’est juste que les apprentissages de base, comme par exemple celui de l’écriture, ne se font pas au même moment en France et en Allemagne.

En France, c’est en maternelle que l’enfant apprend à écrire toutes les lettres de l’alphabet. Les majuscules d’imprimerie et plus tard les minuscules cursives. Les majuscules cursives avec toutes leurs boucles, ce sera pour l’école primaire. Mais tout d’abord, l’enfant se sensibilise aux gestes de l’écriture par la peinture, le dessin et les activités graphiques : Il apprend à repérer dans son environnement les lignes horizontales, verticales et obliques, puis les ronds. Il les dessine en grand, puis en plus petit, et enfin les utilise pour reproduire les majuscules et écrire son prénom. Ensuite, c’est le tour des spirales, des courbes et des boucles.

Ici, c’est la grande section, la troisième classe de la maternelle : la maîtresse introduit le son "o" avec la cursive correspondante. Un petit rond dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et en haut à droite, une petite queue pour attacher le o à d’autres lettres comme dans les mots "moto", "dodo" ou dans la petite phrase "Marco a une moto". Même s’ils ne savent pas encore lire, les enfants s’exercent à l’écriture et comprennent que l’écrit est porteur de messages, de sens. Et pour qu’ils aient une belle écriture, la maîtresse contrôle la position du crayon entre le pouce et l’index avec le majeur dessous, la bonne place du cahier perpendiculaire au bord de la table et surtout, la position assise bien droite ! Quand ils arrivent à l’école primaire, les enfants savent reconnaître, écrire et attacher toutes les lettres introduites, et maintenant, ils vont pouvoir apprendre les mécanismes de la lecture et de l’écriture.

Au jardin d’enfants, Christina a fait, comme Louis à la maternelle, du découpage, du modelage et beaucoup de dessins libres qui ont donné l’occasion à son éducatrice de corriger la tenue de son crayon. Et puis elle s’est exercée à écrire maintes fois son prénom en majuscules. En arrivant à l’école primaire, Christina est donc une vraie débutante en écriture et comme il n’y a pas de temps à perdre, elle apprend presque tout à la fois : à écrire les lettres majuscules et minuscules et à les associer pour lire et écrire des syllabes et des mots. Le L majuscule, le a minuscule, la syllabe "la", la syllabe "ma" ça fait "Lama" ! Vous avez bien vu, Christina écrit tout en script. "C’est plus facile d’apprendre à lire et à écrire dans les mêmes caractères", disent les spécialistes de l’écriture en Allemagne. "Commencer par les lettres minuscules d’imprimerie est un détour inutile",  disent les spécialistes de l’écriture en France… Ils ne sont pas d’accord sur ce point.

En deuxième année de primaire, Christina apprend une écriture cursive et fait en même temps quelques exercices de graphisme succincts pour exercer rapidement la fluidité du geste. Et là, les choses se compliquent parce qu’en Allemagne, chaque Land a son propre "Kultusministerium", son propre Ministère de l’Education. Christina, qui habite à Munich, apprend la "vereinfachte Ausgangschrift", un modèle d’écriture simplifiée et plus facile à reproduire, qui s’est répandu en Allemagne de l’Ouest dans les années 70. Ce modèle a moins de fioritures et est plus proche de l’écriture en script que l’écriture qui l’a précédé, la "lateinische Ausgangschrift", l’écriture de base latine. À Stuttgart, chaque école peut choisir entre l’ancien et le nouveau modèle d’écriture.  A Dresde, on apprend la "Schulausgangschrift", un autre modèle d’écriture simplifiée développé dans l’ex-Allemagne de l’Est. Depuis la chute du Mur, Berlin et Hambourg se sont laissés séduire par ce modèle. En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, les écoles sont libres de choisir l’un des trois modèles existants et ou de laisser chaque enfant développer sa propre écriture cursive à partir de l’écriture en script. La seule contrainte est que l’écriture soit bien lisible!

Voilà. Et que devient plus tard l’écriture des enfants ? Que celle-ci ait fait l’objet d’un apprentissage précoce, dirigé et graduel comme en France ou d’un apprentissage plus tardif, mais simplifié et plus rapide comme en Allemagne, on observe que les élèves des deux pays s’émancipent des modèles appris dès qu’ils quittent l’école primaire pour développer une écriture personnelle. Et si le plus souvent, on reconnaît aisément si une écriture est française ou allemande, bien malin qui saurait dire dans lequel des deux pays on trouve le plus de pattes de mouches ! "

Texte : Elisabeth Fétizon

jeudi 3 novembre 2011

Stage en CM2 et un peu de pédagogie...

Cette année, nous avons évidemment encore des stages. Mais cette fois-ci, il s'agit de deux stages de 3 semaines : 1 semaine d'observation et 2 "en responsabilité", c'est-à-dire que ce sera à nous de préparer et faire seuls les cours, sur les indications des maîtres d'accueil.
Je suis donc envoyée dans une classe de CM2 depuis ce matin. L'école est une école privée catho à Paris, dans le XXème. Le public est assez différent de mon école de l'an dernier à Neuilly-sur-Seine ! Ici, les Matteo, Ahmed, Assia et Natacha remplacent les Gaspard, Hector, Colombe et Philippine de Neuilly.

L'instit' m'a déjà annoncé quels points du programme j'allais devoir traiter avec les élèves dans chaque matière, reste pour moi à trouver le moyen de le faire. Car contrairement à ce que beaucoup pensent, il ne suffit pas (ou plus) de déballer aux enfants les règles d'orthographe, les définitions de bio et les dates d'histoire pour faire un cours à l'école primaire. Il faut "mettre les élèves en situation", leur faire trouver les choses par eux-mêmes en faisant des recherches et des observations. Quelques exemples donnés par nos formateurs :
  • On ne sait pas écrire la fin des verbes conjugués avec "ils" ou "elles". On recherche dans des livres des phrases avec des sujets au pluriel. On remarque que, ah oui, tiens ! Les verbes conjugués avec un sujet à la 3ème personne du pluriel finissent presque toujours par -NT. Et là : toc ! On écrit ensemble la règle, et on apprend la conjugaison !
  • De quoi a besoin une plante pour vivre et grandir ? On fait pousser en classe des graines ou bulbes avec différentes méthodes : à la lumière/dans le noir, avec eau/sans arroser, avec sels minéraux dans l'eau/avec de l'eau déminéralisée... Et ensuite on observe et on conclut.
  • On ne connaît pas les différents formes géométriques. Par petits groupes, les élèves essaient de classer les formes en carton données par la maîtresse. On remarque que certaines formes ont 3 côtés, d'autres 4, etc. Certains enfants (et surtout les petits) ont besoin de passer par le stade où l'on touche : toucher le contour des formes, sentir la pointe des angles, reproduire le geste du cercle, etc.
(Dans cette démarche, la pédagogie de Maria Montessori est super.
Elle a créée des outils de manipulation souvent simples et efficaces,
comme ce cabinet de géométrie.)


Mais pourquoi faire comme ça ? Parce que les élèves sont comme Saint Thomas, ils croient et donc retiennent beaucoup mieux quand ils voient, recherchent, testent, manipulent, expérimentent. Ils ont joué aux enquêteurs, observateurs, scientifiques > alors ils connaissent maintenant le résultat. Bien sûr, les exercices d'application sont quand même toujours valables pour continuer à s'entraîner (avec le fameux Bled en orthographe). Et d'ailleurs, c'est bien plus motivant que d'apprendre par cœur des leçons à la noix qui ne parlent pas aux enfants, même si là encore, il faudra bien ensuite que les élèves apprennent ce qui a été trouvé en classe !

jeudi 20 octobre 2011

Admissible !

Je suis admissible !
Les oraux d'admission seront à la fin de l'année : vers mai-juin.

Merci à tous pour les messages, les porte-bonheur, les petits cours de maths, les bonbons, et vos pensées : 
avant/pendant/après les épreuves,
avant/pendant/après les résultats !

dimanche 2 octobre 2011

Alea jacta est...

Concours passé, bouquins de révisions rangés, kit révisions jusqu'à la dernière miette dévoré, le sort en est jeté !
J'étais dans l'Académie de Versailles.
Je n'ai pas vraiment un bon pressentiment : je pense avoir très bien réussi ce que j'ai fait, mais j'ai manqué de temps en français et manqué de réponses en maths. J'espère que les autres matières vont me rattraper, mais comme c'est un concours, bof bof... :-s

Toutes les académies n'ont pas eu les mêmes sujets. Je peux vous dire sur quoi on est tombé à Paris, Créteil, Versailles, Amiens et Lille (et peut-être encore ailleurs), que ce soit le public ou le privé :

1ère épreuve (4h) :
Histoire : 1789, une année "sans pareille".
Géo : 1 photo de la place de la Bourse, à Bordeaux + 1 petit texte sur le projet Lyon Confluence. Sujet : Le renouveau des paysages de centre-ville.
Français : Analyse à partir de 4 textes : Les différents conceptions du personnage de roman.
Grammaire : substituts anaphoriques dans un des textes.
Orthographe : valeur orthographique de la lettre S dans différents mots donnés.
Lexique : expliquer le sens de 4 mots donnés, par leur formation et leur contexte.

2ème épreuve (4h) :
Maths :  3 exercices un peu fourre-tout et assez déroutants par leur forme. Tout le monde a trouvé ça plus dur que d'habitude...
Sciences : on n'a eu que de la physique (à Nantes et Poitiers, ils n'ont eu que de la bio). L'énergie : définir l'énergie renouvelable, donner les avantages et inconvénients de différentes centrales électriques, faire la chaîne énergétique de la centrale nucléaire à la consommation (et pareil avec une centrale éolienne), citer 2 transformations de l'énergie électrique dans un lave-linge et avec quoi elles sont réalisées (avec un schéma explicatif d'un lave-linge, mais pas de plan d'accès ! hihi !).


Merci pour vos encouragements. Vous continuerez à m'aimer quand même quand les résultats tomberont ! Suspens jusqu'au 20 octobre...

mardi 30 août 2011

Le kit révisions

Le "kit révisions" m'a été livré...



























Miam ! Merci Maman !

vendredi 22 juillet 2011

Inscriptions au concours : quelle rigolade !

J'adoooooore l'administration française !
Je me suis inscrite le 9 juillet dans plusieurs académies pour passer en septembre le CRPE = Concours de Recrutement des Professeurs des Ecoles. Je serai candidate pour l'Enseignement Catholique Privé sous contrat. Le concours aura lieu en même temps partout, donc je me déciderai au dernier moment sur l'endroit où je veux le passer, mais j'ai préféré m'inscrire dans plusieurs académies pour me laisser le temps de réfléchir à ma stratégie : 
plutôt tenter Paris avec beaucoup de candidats : difficile, mais pratique ensuite pour me rendre à "mon travail" ;-)
ou bien une autre académie qui attire a priori moins les candidats : plus loin d'accès mais plus facile de décrocher le titre ???
Les épreuves seront les 27 et 28 septembre, il faudra que je me décide d'ici là. En fonction de l'offre (nombre de postes), de la demande (nombre de candidats) et de mes envies (transports, hébergement, région sympa ou non...).
En attendant, j'ai reçu un papier le 21 juillet qui m'a laissée      - comment dire ? -      perplexe...
Lisez vous aussi : 
(j'ai caché mes données personnelles)




Rien ne vous choque ?

dimanche 10 juillet 2011

Cadeau de fête des pères

Pour la fête des pères, les enfants ont fait le même cadeau que pour les mères, en écrivant évidemment de nouvelles lettres.
Je n'ai malheureusement pas pu photocopier les brouillons, par contre j'ai mis sur ma clé USB les lettres "numériques" (corrections des brouillons) dont je vous donne un échantillon et j'ai pris en photo deux cadeaux emballés. Les photos ne sont pas grandioses car je les ai prises rapidement avec mon téléphone, mais elles vous permettent d'avoir un aperçu du rendu final.



Papa tu es le plus fort des papas.
Papa je t’aime de tout mon cœur.
Papa tu es le plus magique des papas.
Papa tu peux combattre un dragon.
Papa je t’aime de tout mon cœur comme tu m’aimes de tout ton cœur.
Papa je t’aime plus que tu le crois.
Bonne fête papa.

 
Papa je t’aime de tout mon cœur.
Tu es beau comme un prince charmant.
J’aime passer du temps avec toi.
Je pense que Maman t’aime ; en tous cas, moi je t’aime.
Bonne fête papa.


Bonjour papa, je t’aime et j’espère que tu m’aimes aussi. Avec toi, on fait plein de choses. J’y pense avec maman vous vous disputez. Il faudrait que tu te disputes un peu moins. Et aussi, j’aime bien quand tu fais des farces et aussi des blagues. Tu pourras faire plus de plats cuisinés, s’il te plait. Je te souhaite une bonne fête.


Papa je t’aime de tout mon cœur.
Merci d’aller au marché.
Merci de m’accompagner à l’école.
Merci de faire du bateau avec moi.
Merci de m’accompagner en vacances.
Merci de m’accompagner à la plage.
Merci d’aller pêcher des crabes.
Merci de m’apprendre à faire des nœuds de bateau.
Merci de faire du vélo avec moi.
Merci de porter les valises quand on part en vacances.
Merci de payer quand on part dans un autre pays.
Bonne fête papa.


Papa tu es le plus beau.
Papa je t’aime de tout mon cœur.
Tu es la première personne de mon cœur.
Je t’aime comme l’univers.
Tu es le plus gentil des papas.
Je t’adore comme la mer bleue.
Plein de bisous et de câlins, tu es le plus beau.
Quoi que tu sois en colère, je t’aime toujours de tout mon cœur.
Tu es le meilleur papa du monde.
Mille bisous et câlins, je t’aime mille fois plus que l’univers.
Bonne fête papa.


J'ai caché les prénoms des enfants.


samedi 9 juillet 2011

Cadeau de fête des mères

Je sais que faire paraître un article en juillet sur ce thème, "c'est un peu démodé" -comme dit Jugnot en entendant chanter "Maréchal, nous voilà !" dans Les Choristes- mais voilà enfin sur mon blog le sujet tant attendu des lettres de la fête des mères, dans ma classe de CP.  
Pour ceux qui ont oublié, j'étais en stage tous les jeudis depuis janvier en CP.

Le cadeau consistait en un set de table ou sous-main, réalisé par chaque enfant pour sa Maman : feuille cartonnée de couleur taille A3, sur laquelle on colle un gentil message de l'enfant recopié avec soin (écriture de CP !) et le tout est décoré puis plastifié et enfin emballé par la jeune et talentueuse stagiaire. ;-)

Donc l'étape qui nous intéresse ici c'est celle du brouillon de la lettre. Je n'étais pas dans la classe le jour où ils les ont écrits, mais d'après mes informations et ma perspicacité, voilà comment cela s'est déroulé : l'instit' leur a annoncé qu'ils allaient faire un cadeau pour la fête des mères. Elle leur a servi un mini sermon sur les qualités et le dévouement d'une maman. Puis elle leur a demandé ce qu'on pourrait écrire à une mère pour lui dire qu'on l'aime et la remercier de ce qu'elle fait pour nous. Exemples qui ont dû être cités par les enfants car ils reviennent dans de nombreuses lettres : je t'aime de tout mon cœur / merci de faire la cuisine / merci de m'acheter des habits / ...
L'instit' et moi avons retapé les lettres sur l’ordinateur en corrigeant l'orthographe et en ajoutant souvent de la ponctuation. Puis les enfants les ont recopiées au propre (parfois en tirant bien la langue pour s'appliquer !) et ont finalisé le set de table.

Avant de vous donner la joie de lire le best of des brouillons de lettres, je voudrais préciser que c'est normal qu'un enfant de 6/7 ans qui vient d'apprendre à lire et à écrire fasse des fautes d'orthographe, n'écrive pas droit, ait du mal à séparer les mots, ou ait des formulations très orales... Par contre, quand le mot n'est pas phonétiquement compréhensible, c'est un peu plus embêtant. Vous verrez en essayant de comprendre certains mots... Désolée pour la qualité médiocre de ces photocopies scannées...
Et maintenant à vous de voir !
























vendredi 8 avril 2011

Visite de stage

Me revoilà ! Je suis en vacances et du coup je peux mettre à jour mon blog.

Jeudi dernier, j'ai eu une visite de stage : une sorte d'inspection, faite par une de mes formatrices de fac. Cette visite a pour but de donner des conseils aux stagiaires, de vérifier qu'ils sont actifs en stage, qu'ils ne disent pas trop de bêtises devant les élèves et enfin de les noter !!!
J'étais assez stressée car je passais dans les tout premiers (une seule étudiante visitée avant moi) et que je ne l'avais appris que 2 jours avant ! J'ai tout de suite prévenue mon instit' qui a fait supprimer le cours de sport du jeudi pour que j'aie une matinée de cours sans interruption.
Ma matinée s'est bien passée. J'ai fait des activités de numération avec les enfants : 

1) FRISE
Ils avaient tous une carte avec un nombre de 1 à 99 et six enfants tenaient (par roulements) une immense frise où se trouvaient écrits seulement les nombres terminés par zéro. Je posais des questions et celui/celle qui avait le nombre en question devait le nommer puis l'accrocher avec une pince à linge au bon endroit sur la frise et je demandais aux autres de vérifier. 
Ex : "Qui a le nombre qui vient après 36 ?", "Qui a le nombre qui a 5 dizaines et 2 unités ?", "Qui a le nombre qui vient 3 rangs avant celui qu'on vient de poser ?"
Les enfants ont bien aimé, c'était ludique. J'avais fait en sorte que les nombres supérieurs à 60 soient distribués aux bons élèves et que ceux qui ont encore du mal en numération aient des nombres et des questions plus simples. J'ai commencé en douceur, puis j'ai accéléré le rythme pour que les enfants ayant déjà accroché leur carte ne s'ennuient pas.

2) DICTÉE DE NOMBRES sur ardoise
Comme je m'y attendais, j'ai vu certains chiffres écrits en miroir (ex : un 3 qui s'écrit comme un E) et les nombres supérieurs à 60 étaient source d'erreurs à cause de leurs noms. Les Belges sont plus logiques que nous : soixante, septante, octante, nonante ; pas d'ambigüité !

3) EXERCICE d'application en individuel
Ils ont chacun reçu une fiche où j'avais dessiné deux serpents gradués, mais en commençant ailleurs que zéro ou un. J'avais écrits quelques graduation, mais pas toutes. L'un des serpents allait dans l'ordre croissant, mais le deuxième dans l'ordre décroissant. Ils devaient placer des nombres précis sur les serpents... Pas facile pour eux sur le serpent qui allait dans l'ordre décroissant !
(hier, nouvel exercice du même style et beaucoup mieux réussi.)

Après tout ça, j'ai emmené les enfants en récré et quand je suis remontée, l'instit' et me prof-visiteuse étaient en train de discuter. L'instit' disait que les enfants étaient particulièrement agités en cette période et la prof a répondu que je m'en étais très bien tirée aujourd'hui ! :-)
Ensuite, pendant une heure, j'ai eu un entretien avec la visiteuse pendant que la "vraie maîtresse" continuait la classe avec des activités que je lui avais préparées (notamment une lecture-cadeau). L'entretien s'est bien passé, j'ai eu des compliments pour ma matinée et pour mon classeur de fiches de séances et de bilans de journées. Elle m'a donné aussi quelques conseils pour m'améliorer. J'étais soulagée que ce soit terminé !

En descendant ensuite à l'heure du déjeuner avec la visiteuse, j'ai croisé mes petits CP dans l'escalier et ils se sont exclamés : "Oh, y a Marie !", "Merci Madame pour le livre, la maîtresse a lu l'histoire !"  :-)

dimanche 6 mars 2011

Apprendre les divisions en CP... c'est du gâteau !

Toujours des gâteaux en stage ! Décidément le jeudi est le jour des anniversaires !

Jeudi dernier, c'est moi qui avait les "rênes" de la classe toute la journée sauf la dernière demi-heure : l'instit' a fait cogiter les enfants de CP autour du gâteau d'anniversaire pour leur faire faire des additions, soustractions, multiplications et divisions sans qu'ils s'en rendent compte ! Ils n'en sont pourtant qu'aux tables d'addition : additionner les nombres de 0 à 9.
Compte-rendu de cet échange observé entre la maîtresse (phrases en gras) et les élèves qui cherchent en tâtonnant :

- Il y a 3 cakes. Combien sommes-nous dans la pièce ?
- 28. (Addition des 26 élèves et des 2 maîtresses)
- Mais non, 27 car Eléonore n'est pas là ! (Soustraction)
- Alors 27 personnes et 3 gâteaux. En combien de parts va-t-on couper chaque gâteau ?
- On peut faire 10 parts pour le premier, 10 pour le deuxième et encore 10 pour le dernier ?
- Alors, si on fait ça : 10 + 10 + 10, ça fera combien ?
- 30. (Addition)
- Oui, donc 10 + 10 + 10, ou 10 répété 3 fois, ça fait 30. (Multiplication)
Mais ça sera trop pour 27 ! Qui aurait une autre idée ?
- On peut faire 10 parts, encore 10 parts et le dernier gâteau on le coupe en 7. (Addition)
- Oui, ça fera 27, mais je n'aurai pas des parts égales !
- 17 ?
- 17 parts dans chaque gâteau ? ça ne fera pas un peu trop ça ?
- On coupe en 10, 10 et encore 10 ?
- On l'a déjà proposé et ça fait trop. Si on fait ça, il y aura combien de parts en trop ? (addition et soustraction)
- 3.
- Il y aura 3 parts en trop et on a 3 gâteaux, alors peut-on trouver une meilleure solution ?
- ...
- Ah, on peut faire 9 parts dans chaque gâteau !!!
- Oui, voilà ! Donc 27 à diviser en 3 ça fait 9. (Divisions)


Mais finalement, l'élève qui a son anniversaire décide de faire quelques parts en plus pour distribuer aux maîtresses des autres classes, donc je suis chargée de découper le tout en 30. L'instit' ne s'arrête pas dans sa leçon ! Elle fait dire aux enfants la technique pour que je coupe : d'abord chaque cake en 2 pour faire des moitiés, et chaque moitié en 5. Le compte est bon ? Tout le monde est servi ? Alors bon appétit !



PS : J'ai rajouté des photos dans l'article sur les quadrillages.

vendredi 18 février 2011

Lecture cadeau

Je profite aussi de ce stage pour faire des "expériences" : je teste des choses qu'on nous apprend en cours. Un exemple : la lecture cadeau. On vient de commencer des cours de littérature jeunesse et de lecture. La prof est passionnante ! Elle insiste pour que nous fassions des lectures cadeaux dans nos classes, de la petite section jusqu'au CM2. Le principe : lire une histoire en cadeau aux élèves juste pour le plaisir, sans rien demander en échange (ni résumé, ni parler des personnages, ni questions de compréhension). L'histoire doit donc être simple à comprendre et les élèves doivent respecter le silence. Le but : donner aux élèves le goût de la lecture, développer leur imaginaire, leur permettre de se construire au travers d'histoires, leur faire connaître les contes sources (Grimm, Perrault, Andersen...)

 
J'ai testé la lecture cadeau dans mon CP, et c'est super ! Les enfants étaient tout étonnés quand je leur ai dit que c'était comme un cadeau, qu'il fallait juste écouter et profiter de cette histoire pour le plaisir ! Même la deuxième fois, une petite fille m'a demandé : "Mais il n'y aura pas de travail après ?"

J'ai choisi des histoires qui les ont bien fait rire et qui m'ont permis de bien commencer l'après-midi, à l'heure de la digestion !

A voir avec la maîtresse si je continue ou pas. J'ai cherché nos vieux livres d'enfants partout dans la maison, et je n'ai retrouvé que quelques exemplaires égarés. Bouh ! Cette réserve ne va pas tenir longtemps, heureusement nous avons un CDI bien fourni à la fac !

mercredi 16 février 2011

Stage filé en CP : gâteaux et quadrillage

Je profite de mes vacances pour vous raconter la suite de mes aventures en CP.
On m'a demandé de reprendre le clavier pour vous raconter mon stage, mais n'hésitez pas à me demander d'orienter mes articles sur les sujets qui vous intéressent le plus !



J'ai compté qu'en 9 jours de stage, j'ai mangé 6 fois du gâteau en classe !!!

- 1 galette des rois officielle de l'école distribuée avec pour chacun une image des Rois Mages

- des crêpes pour la chandeleur

- 4 gâteaux d'anniversaire à 6 ou 7 bougies.



Pour le travail personnalisé du matin, dont je vous ai expliqué le principe, j'ai peu à peu plus de responsabilité : la maîtresse m'a laissée corriger plusieurs fois à son bureau et repoussait gentiment les élèves qui venaient la voir pour qu'ils aillent me voir, moi. Je m'en suis pas trop mal tirée, même si parfois je ne savais pas quel nouveau travail donner à un enfant, ou que je n'avais pas le réflexe de mettre un "tb" en rouge... (Heureusement, les élèves se font une joie de rappeler ce genre de choses !)
Après mes deux semaines de vacances, j'aurai vraiment en charge le travail perso : il faudra que je m'adapte à chacun pour lui donner une activité appropriée à son niveau et qui l'aide à surmonter ses difficultés propres. Ex : confusion de "ou" et "on" / difficultés dans l'écriture / problèmes d'inattention...



 Les 4 derniers après-midis, je me suis particulièrement occupée de géométrie, en apprenant aux élèves à se repérer dans un quadrillage :
- trouver une case à partir de ses coordonnées. Ex : colorier la case (B,5) en vert.
- donner les coordonnées d'une case. Ex : le chien est dans la case (.... , ....)
- j'ai fait jouer mes élèves par 2 à la bataille navale, ils ont adoré mais j'ai pris beaucoup plus de temps que prévu à mettre le jeu en place car les consignes étaient un peu trop complexes au départ !
- trouver un nœud ou les coordonnées d'un nœud : il ne s'agit plus de cases quand les chiffres et les lettres de repérage sont sur les lignes du quadrillage.
- savoir se déplacer dans un quadrillage à partir d'un point de départ et d'une suite de flèches.
- savoir coder par une suite de flèches le déplacement d'un point à un autre.
- pour les déplacements, je leur ai dit qu'on allait jouer à la chasse au trésor : vous imaginez leur enthousiasme ! On a fait un exemple tous ensemble, puis ils ont joué par 2.  Il y avait un guide et un chercheur de trésor. Le jeu consistait à chercher l'emplacement du trésor à partir de flèches tracées. Puis les rôles étaient inversées.
- reproduire des figures géométriques sur quadrillage à partir d'un modèle.
Pour expliquer ces notions de repérage, déplacements, et reproduction aux élèves, j'ai fait avec la maîtresse des panneaux A3 qui ont servi d'exemple et que nous avons affichés dans la classe pour aider les élèves qui ont encore des doutes.
Après les vacances, je vais continuer sur ma lancée "repérage", en m'orientant plus vers la géographie pour qu'ils sachent reconnaître sur un plan les choses qu'ils voient en 3D autour d'eux.

Panneaux affichés sur la fenêtre : Codage / Décodage sur des nœuds   ... sur des cases
L'instit' avait fait celui de droite, moi celui de gauche.
Depuis, j'ai rajouté les titres !

Panneaux affichés sur la fenêtre : Reproduction de figures.
Cé moi ka fè! Les élèves ont tracé le dessin en rouge.
Titre également rajouté depuis !

lundi 14 février 2011

Piste de ski en pleine ville !

Petite vidéo d'un drôle de truc en ce moment à Munich et pour ceux qui ne comprendraient pas tout, lisez ma traduction de l'essentiel :


Faire du ski et de la luge en pleine ville, on ne voit pas ça tous les jours. Snow City, Place Wittelsbach, apporte le ski à Munich. Lors de la course d’ouverture, il y avait entre autres le maire Christian Ude, et le Président de Siemens, Peter Löscher. Pour la fête du jour, des petits pros du ski pouvaient descendre les premiers la rampe de 43m de long et 19m de large. Les drapeaux nationaux et les flambeaux n’étaient pas seulement beaux à voir, mais rappelaient aussi un peu les championnats du monde de ski alpin qui se déroulent en ce moment à Garmisch-Partenkirchen et qui peuvent être suivis sur l’écran géant. Le jour de l’inauguration, des danseurs de hip-hop venant de Berlin étaient aussi de la partie.
Ces mascottes sur la piste de ski n’étaient pas les seules à être de bonne humeur, mais aussi le maire qui a trouvé que cette Snow City était une très bonne idée.
Une autre bonne idée, c’est le chalet chauffé qui permet de se détendre.
Les cours de ski Place Wittelsbach sont jusqu’au 20 février, avec un remonte-pente et de la neige artificielle sur laquelle on peut skier même par des températures de printemps.



Et effectivement, un aperçu de cours gratuits pour les enfants :

« Je trouve que c’est une super idée de la part de Siemens de permettre à des enfants, avant tout des enfants qui sinon n’en ont peut-être pas la possibilité, d’avoir un contact avec la neige, de pouvoir apprendre un peu le ski, que ça les amuse et peut-être en faire eux-mêmes quand ils seront plus âgés. »
« Évidemment au début les petits regardent la pente de neige avec de grands yeux. Les enfants ne peuvent pas croire du tout au début qu’ils vont descendre dessus, et ils font des progrès. Et c’est bien sûr très amusant ! »
Réactions des enfants : « C’est chouette ! » « Super ! » « Bien ! » « Rigolo ! »


Nous on a Paris-Plage mais pas encore Paris-Neige !

J'en profite pour dire que je soutiens la candidature de Munich comme ville des JO d'hiver en 2018, même si une ville française est dans la course ! Na !

vendredi 7 janvier 2011

Stage filé en CP : début !

Bonne année à tous !

Pour moi, l'année a repris directement avec mon stage filé : je viens de passer une semaine dans "ma" classe de CP. Pour l'instant je n'ai fait que de l'observation et des toutes petites interventions en classe. Le but était pendant ces 4 jours de m'acclimater à l'école, à la classe et aux pratiques de l'enseignante qui m'accueille.
A partir de la semaine prochaine, je reviendrai tous les jeudis et peu à peu je serai plus active.

Les particularités de cette classe :
- comme le dit la maîtresse, l'école est en ZEP, à condition de changer ce qu'on met derrière les lettres : zone d'éducation privilégiée ! Eh oui, c'est à Neuilly...! Pour vous donner une idée : sur 26 élèves, seuls 5 ne savaient pas lire au début de l'année. Et voici ce que les enfants ont raconté de leurs vacances de Noël : plusieurs sont partis faire du ski, un a effectué un voyage au Brésil, un autre a reçu comme cadeau une caméra (à 6 ans)...
- l'instit' pratique ce qu'on appelle le travail personnalisé : une méthode d'enseignement qui permet de suivre le rythme de chaque enfant. (J'avais déjà vu ça en stage chez ma marraine, mais les enfants étaient plus âgés donc plus autonomes.) 
Elle le pratique tous les matins, pendant 1h30. Elle dispose sur chaque table avant l'arrivée des enfants une activité à faire, français ou maths. Chacun s'attelle à son travail et vient au bureau de la maîtresse pour se faire expliquer une consigne, poser une question ou se faire corriger quand il a terminé. "C'est super pour les enfants, mais ça me demande un travail fou !" Et pourtant, elle en a, de l'expérience ! Il faut savoir où en est chaque élève, s'il a eu des difficultés ou s'il a déjà bien compris et quelle activité lui donner pour l'aider ou le faire avancer, tout en alternant entre les maths et le français. Le matin, elle installe le travail de chacun, le midi elle note ce qu'ils ont fait, le soir elle réfléchit à ce qu'elle leur donnera le lendemain... Et pour le travail à la maison, c'est pareil : elle donne à chacun quelque chose de différent selon son avancement. Du coup, elle fait beaucoup moins de séances collectives pendant ses heures de cours, car les apprentissages passent aussi par le travail personnalisé.

C'est très intéressant pour moi d'avoir la chance de voir ça, car peu d'instits pratiquent cette méthode. Il faut en effet y être formé, avoir du matériel adapté (fiches d'exercices et de lecture, matériel de maths, étiquettes de mots, etc...) et être prêt à y consacrer du temps ! Le travail personnalisé est une spécialité de mon institut de formation. Nous avons déjà eu un cours général sur la différenciation en classe, et nous aurons la possibilité de prendre l'option "Différenciation et personnalisation" l'année prochaine.
En tout cas je sens que sur ce point ça ne va pas être simple pour moi au début ! Heureusement, j'ai croisé par hasard hier le directeur de l'école (très gentil) qui m'a demandé si tout allait bien et il m'a dit d'emblée de ne pas me décourager si je ramais un peu au début à cause de cette méthode !!! Et puis les élèves sont très mimis !