Quelques Arlequins peints par les élèves de Moyenne Section pendant mon stage :
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mercredi 28 mars 2012
Carnaval !
Pour le Carnaval,
on était déguisés : en Batman, en chevalier, en princesse, en animal, en
Spiderman, en fée…
On a chanté des
chansons dans la cantine, par exemple Arlequin dans sa boutique.
On a mangé des
crêpes que les mamans et les grands-mères avaient préparées.
On a
aimé quand on dansait avec de la musique.
On a
fait un défilé dans la cour pour montrer nos déguisements aux grands.
(texte dicté par les enfants)
Quelques photos du Carnaval de l'école...
Je suis toujours obligée de cacher les visages des enfants...
Je crois que les images parlent d'elles-mêmes ! Hé hé !
Je vous signale juste les animaux à retrouver dans les photos :
un tigre (facile), une moutonne (facile si vous avez repéré le trigue), un papillon et un dinosaure (moins évidents).
vendredi 16 mars 2012
Arlequin dans sa boutique...
Après 3 jours d'observation et 4 jours en responsabilité, le point sur mon stage en Moyenne Section.
L'école est très sympa, c'est une petite structure avec 1 à 2 classes par niveau.
Dans la classe où je suis, la directrice et une autre instit' se partagent le temps : 2 jours chacune, et m'ont bien accueillie.
Je me suis lancée dans le thème du Carnaval car nous allons faire la fête mardi à l'école. Les enfants seront déguisés et mangeront des crêpes. Voilà donc quelques activités que j'ai faites avec eux cette semaine :
- fabrication de masques : choisir la forme du masque en s'inscrivant dans un tableau à double-entrée, puis découpage, coloriage et collage de paillettes dorées.
- Arlequin : qui est-ce ? comment s'appellent ses amis (Pierrot, Colombine, Polichinelle) ? Comment est-il habillé ? Pavage d'un habit d'Arlequin sans mettre deux fois de suite la même couleur.
- histoires lues : en maternelle, lire des livres est une activité quotidienne. J'adore voir leurs yeux captivés par l'histoire, leurs doigts qui pointent les images, leurs bouches bées ! J'ai fait une razzia dans les biblis de Paris sur les livres qui parlent du Carnaval.
- comptines et chansons : "Arlequin, dans sa boutique" / "Le carnaval est revenu. L'avez-vous vu ?" ...
- Le Carnaval des animaux de Saint-Saens : deviner quel est l'animal de la musique, parler des instruments, bouger en imitant l'animal et en s'adaptant à la musique.
- Puzzle d'une image de Petit Ours Brun faisant des crêpes.
- Reconnaissance et écriture du mot "CARNAVAL".
Etc.
J'ai eu ma visite de stage jeudi matin et même si je n'avais pas vu ces enfants aussi agités et bruyants que ce jour-là, ça s'est plutôt bien passé !
Je suis très contente de ce stage... et finalement je me dis même que la maternelle me plaît beaucoup !
A suivre !
L'école est très sympa, c'est une petite structure avec 1 à 2 classes par niveau.
Dans la classe où je suis, la directrice et une autre instit' se partagent le temps : 2 jours chacune, et m'ont bien accueillie.
Je me suis lancée dans le thème du Carnaval car nous allons faire la fête mardi à l'école. Les enfants seront déguisés et mangeront des crêpes. Voilà donc quelques activités que j'ai faites avec eux cette semaine :
- fabrication de masques : choisir la forme du masque en s'inscrivant dans un tableau à double-entrée, puis découpage, coloriage et collage de paillettes dorées.
J'ai retouché les photos pour préserver l'anonymat des enfants.
- Arlequin : qui est-ce ? comment s'appellent ses amis (Pierrot, Colombine, Polichinelle) ? Comment est-il habillé ? Pavage d'un habit d'Arlequin sans mettre deux fois de suite la même couleur.
- comptines et chansons : "Arlequin, dans sa boutique" / "Le carnaval est revenu. L'avez-vous vu ?" ...
- Le Carnaval des animaux de Saint-Saens : deviner quel est l'animal de la musique, parler des instruments, bouger en imitant l'animal et en s'adaptant à la musique.
- Puzzle d'une image de Petit Ours Brun faisant des crêpes.
- Reconnaissance et écriture du mot "CARNAVAL".
Etc.
J'ai eu ma visite de stage jeudi matin et même si je n'avais pas vu ces enfants aussi agités et bruyants que ce jour-là, ça s'est plutôt bien passé !
Je suis très contente de ce stage... et finalement je me dis même que la maternelle me plaît beaucoup !
A suivre !
vendredi 24 février 2012
Religions et liberté
Un de mes plus fidèles lecteurs a exprimé aujourd'hui son impatience par rapport à mon blog. Bon, c'est vrai que ça fait un moment que je n'ai rien écrit et là je suis en vacances. Alors quelques nouvelles en vrac :
En janvier nous avons vécu, dans mon centre de formation, une semaine de
dialogue interreligieux et interculturel. J'étais un peu sceptique à
l'avance, mais finalement c'était très intéressant ! On a eu des
interventions d'un pasteur, d'un rabbin, d'un musulman, de deux
directeurs d'école cathos. On a pu leur poser de nombreuses questions pour mieux connaître les différentes religions et comprendre leurs enjeux à
l'école. Et on a visité une synagogue et la Grande
Mosquée de Paris.
| Synagogue de la rue Chasseloup-Laubat, dans le 15ème |
| Minaret |
| Entrée de la Grande Mosquée |
| Jardin |
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Début février avec 4 copines nous avons fait l'animation de lecture dont je vous avais parlé. Il s'agissait donc de présenter, à mes collègues de Master 2 et à des élèves de CM2, une sélection de livres sur le thème de la Liberté. Chacun des élèves de CM2 avait déjà lu au moins un des 5 livres avant de venir.
Après la présentation, on a eu un temps d'échanges en petits groupes sur
un même livre. Nous avons pu confronter nos points de vue, réfléchir
aux actions des personnages, à ce que veut dire "être libre"... puis
une mise en commun et un petit goûter. Enfin, chaque élève est reparti avec une plume
pour être léger et se sentir libre comme l'air !
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Après les vacances, c'est parti pour mon dernier stage : 3 jours d'observation puis 2 semaines en responsabilité. Je serai en Moyenne Section de maternelle, de retour dans les beaux quartiers car je serai pour la deuxième fois dans une école de Neuilly. Je vous tiendrai au courant !
jeudi 12 janvier 2012
Un outil didactique pour les conversions
Après des heures de réflexion, de recherches d'idées et matériel, de découpage, collage, peinture, plastification... j'ai finalement construit mon outil didactique !
Mon centre de formation est spécialiste du "travail personnalisé et communautaire", j'ai déjà dû vous en parler plusieurs fois. En 2 mots : c'est une pédagogie qui essaie de prendre au compte chaque personne, telle qu'elle est, et de la faire progresser selon ses capacités et ses besoins, au moyen de matériel et d'outils, mais sans perdre de vue l'importance du groupe.
Dans cette optique, nos formateurs nous apprennent à nous servir d'outils : du matériel qui permet aux enfants de s'appuyer sur du concret lors de leurs apprentissages, et de pouvoir manipuler. C'est essentiel chez les jeunes enfants qui ont besoin de toucher, voir, sentir les concepts.
Il nous a été demandé de créer cette année un outil qui réponde à un besoin observé sur notre terrain de stage.
J'étais en stage en CM2 et j'avais à travailler avec les enfants sur les conversions de mesure de longueurs : passer des kilomètres au mètres, des centimètres aux décimètres, etc. Normalement, cet apprentissage commence dès le CE2. J'ai donc été surprise de voir qu'ils ne maîtrisaient pas du tout la technique et j'ai réalisé qu'en fait ils ne comprenaient pas ce que cela représentait,comment mettre les chiffres dans les bonnes colonnes, que faire de la virgule et à quoi servaient les conversions.
J'ai fabriqué des cartes de questions classées par type de mesure, et par niveau de difficulté et avec une réponse au dos ayant une petite touche sympa ou humoristique.
Mon outil peut donc être utilisé seul ou à deux pour s'entraîner lors d'un temps de "travail personnalisé", ou comme aide pour les enfants qui sont en "aide personnalisée" (depuis 2008, 2 heures hebdomadaires de soutien scolaire sont prévues dans l'emploi du temps des instits afin d'aider les élèves en difficulté). On peut aussi utiliser mon tableau de conversion avec toute la classe pour corriger des exercices, ou encore y jouer à plusieurs dans un esprit plus compétitif, pendant un temps libre, un temps d'ateliers, ou de jeux de société pédagogiques.
Voilà donc à quoi ressemble mon outil, que j'ai appelé "2 poids - 2 mesures" (merci Son' pour l'idée du nom !). Il va être observé et jugé par mes formateurs... J'espère qu'il va passer cette épreuve et qu'il sera ensuite une source d'idée pour d'autres futurs enseignants, car il restera dans les locaux de ma fac, avec tous les autres outils créés.
Les autres étudiants de ma promo ont proposé des choses très intéressantes aussi, par exemple des jeux de société sur l'Union Européenne, une roue d'images pour inventer des histoires, un loto sonore et mathématique, un jeu de l'oie avec les expressions du visage pour des enfants autistes, un support d'aide pour apprendre les poésies, etc.
dimanche 20 novembre 2011
Stage en CM2 : suite
J'entame demain ma troisième et dernière semaine de stage en CM2, la deuxième "en responsabilité".
J'ai perdu beaucoup de ma motivation. La semaine dernière a été dure, la fatigue s'est accumulée et ma journée de vendredi m'a anéantie.
J'ai pu discuter ce week-end avec des filles de mon centre de formation qui m'ont dit qu'elles aussi avaient des difficultés à tout gérer, qu'on nous en demandait beaucoup (cours à préparer, gestion d'enfants ayant des difficultés scolaires et/ou des comportements violents, analyses et enquêtes à mener sur des tas de choses...), qu'on était encore en formation et qu'en plus je n'avais pas spécialement eu de chance sur mes conditions de stage.
Donc 4 journées d'école à tenir et à assurer du mieux possible...
mercredi 16 novembre 2011
Stage en CM2 : après 2 journées de maîtresse
J'ai déjà effectué 2 journées en tant que "maîtresse" en CM2. Il m'en reste 6.
Alors mes impressions :
- Boulot ! Préparation de mes journées, corrections (dictées, exercices, rédactions...), analyse de chaque séance réalisée et bilan de chaque journée, contrat de stage à écrire (c'est différent de la convention de stage, là il s'agit de décrire à mes formateurs le contexte de mon stage, les points que je veux travailler en priorité sur moi-même, par exemple la discipline en classe, l'évaluation des élèves ou le contact avec les parents d'élèves). Et je n'ai pas encore eu le temps de faire d'autres choses demandées pour mon Master : interroger les enseignants et la directrice sur l'usage des nouvelles technologies et sur l'apprentissage des langues et m'occuper de mon sujet de Mémoire : les enfants bilingues à l'école.
- Fatigue ! Longues journées : lever à 6h-6h30, coucher à ... hum hum ! Il faut non seulement assurer au niveau des cours, mais aussi respecter les horaires de l'école ("Zut ! c'est la récré dans 5 min, j'ai pas fini ce que j'avais prévu !"), s'occuper de tous les aspects administratifs que personne ne nous apprend (ex : pour prévenir le secrétariat des élèves absents, chaque école a un système différent. Ici, c'est un cahier qui passe de classe en classe mais je ne le savais pas la 1ère fois). Et puis gérer les élèves avec tout ce que ça implique : faire de la discipline, démêler comme on peut les "petites histoires". Tout le monde me dit que les stagiaires et les remplaçantes n'ont pas de chance, les enfants testent les nouvelles personnes, il faut être particulièrement ferme. Et en plus, pas de chance, je n'ai eu que des soucis toute la journée de mardi : insultes, coups, histoires d'amoureux, t'es pas ma copine, pleurs, etc. Espérons que le mercredi sans école leur aura fait oublier tout ça... Je leur ai déjà fait la morale mais ça n'a pas suffit à calmer le jeu.
- Polyvalence : il faut pouvoir faire dans la même journée une leçon sur les polygones, une sur les phrases interrogatives, une séance de sport, de la poésie ou encore de l'histoire des arts. Je suis chargée aussi d'une surveillance de récré et d'animer des heures de soutien. Tout ça me plaît et j'arrive peu à peu à jouer sur tous les tableaux, mais ce n'est pas encore facile.
Donc : des moments de découragement, mais aussi des moments où j'étais fière de moi, notamment ma séance de sport finalement pas trop mal alors que les conditions étaient compliquées, des jeux en maths et en conjugaison qui les ont bien motivés. Ce que m'ont dit la directrice et mon instit' pour me rassurer : "On a tous été débutants un jour" et "Le plus important, c'est que les élèves soient au travail. Et ils le sont."
A suivre !
jeudi 3 novembre 2011
Stage en CM2 et un peu de pédagogie...
Cette année, nous avons évidemment encore des stages. Mais cette fois-ci, il s'agit de deux stages de 3 semaines : 1 semaine d'observation et 2 "en responsabilité", c'est-à-dire que ce sera à nous de préparer et faire seuls les cours, sur les indications des maîtres d'accueil.
Je suis donc envoyée dans une classe de CM2 depuis ce matin. L'école est une école privée catho à Paris, dans le XXème. Le public est assez différent de mon école de l'an dernier à Neuilly-sur-Seine ! Ici, les Matteo, Ahmed, Assia et Natacha remplacent les Gaspard, Hector, Colombe et Philippine de Neuilly.
L'instit' m'a déjà annoncé quels points du programme j'allais devoir traiter avec les élèves dans chaque matière, reste pour moi à trouver le moyen de le faire. Car contrairement à ce que beaucoup pensent, il ne suffit pas (ou plus) de déballer aux enfants les règles d'orthographe, les définitions de bio et les dates d'histoire pour faire un cours à l'école primaire. Il faut "mettre les élèves en situation", leur faire trouver les choses par eux-mêmes en faisant des recherches et des observations. Quelques exemples donnés par nos formateurs :
- On ne sait pas écrire la fin des verbes conjugués avec "ils" ou "elles". On recherche dans des livres des phrases avec des sujets au pluriel. On remarque que, ah oui, tiens ! Les verbes conjugués avec un sujet à la 3ème personne du pluriel finissent presque toujours par -NT. Et là : toc ! On écrit ensemble la règle, et on apprend la conjugaison !
- De quoi a besoin une plante pour vivre et grandir ? On fait pousser en classe des graines ou bulbes avec différentes méthodes : à la lumière/dans le noir, avec eau/sans arroser, avec sels minéraux dans l'eau/avec de l'eau déminéralisée... Et ensuite on observe et on conclut.
- On ne connaît pas les différents formes géométriques. Par petits groupes, les élèves essaient de classer les formes en carton données par la maîtresse. On remarque que certaines formes ont 3 côtés, d'autres 4, etc. Certains enfants (et surtout les petits) ont besoin de passer par le stade où l'on touche : toucher le contour des formes, sentir la pointe des angles, reproduire le geste du cercle, etc.
(Dans cette démarche, la pédagogie de Maria Montessori est super.
Elle a créée des outils de manipulation souvent simples et efficaces,
comme ce cabinet de géométrie.)
Mais pourquoi faire comme ça ? Parce que les élèves sont comme Saint Thomas, ils croient et donc retiennent beaucoup mieux quand ils voient, recherchent, testent, manipulent, expérimentent. Ils ont joué aux enquêteurs, observateurs, scientifiques > alors ils connaissent maintenant le résultat. Bien sûr, les exercices d'application sont quand même toujours valables pour continuer à s'entraîner (avec le fameux Bled en orthographe). Et d'ailleurs, c'est bien plus motivant que d'apprendre par cœur des leçons à la noix qui ne parlent pas aux enfants, même si là encore, il faudra bien ensuite que les élèves apprennent ce qui a été trouvé en classe !
dimanche 10 juillet 2011
Cadeau de fête des pères
Pour la fête des pères, les enfants ont fait le même cadeau que pour les mères, en écrivant évidemment de nouvelles lettres.
Je n'ai malheureusement pas pu photocopier les brouillons, par contre j'ai mis sur ma clé USB les lettres "numériques" (corrections des brouillons) dont je vous donne un échantillon et j'ai pris en photo deux cadeaux emballés. Les photos ne sont pas grandioses car je les ai prises rapidement avec mon téléphone, mais elles vous permettent d'avoir un aperçu du rendu final.
Papa tu es le plus fort des papas.
Papa je t’aime de tout mon cœur.
Papa tu es le plus magique des papas.
Papa tu peux combattre un dragon.
Papa je t’aime de tout mon cœur comme tu m’aimes de tout ton cœur.
Papa je t’aime plus que tu le crois.
Bonne fête papa.
Papa je t’aime de tout mon cœur.
Tu es beau comme un prince charmant.
J’aime passer du temps avec toi.
Je pense que Maman t’aime ; en tous cas, moi je t’aime.
Bonne fête papa.
Bonjour papa, je t’aime et j’espère que tu m’aimes aussi. Avec toi, on fait plein de choses. J’y pense avec maman vous vous disputez. Il faudrait que tu te disputes un peu moins. Et aussi, j’aime bien quand tu fais des farces et aussi des blagues. Tu pourras faire plus de plats cuisinés, s’il te plait. Je te souhaite une bonne fête.
Papa je t’aime de tout mon cœur.
Merci d’aller au marché.
Merci de m’accompagner à l’école.
Merci de faire du bateau avec moi.
Merci de m’accompagner en vacances.
Merci de m’accompagner à la plage.
Merci d’aller pêcher des crabes.
Merci de m’apprendre à faire des nœuds de bateau.
Merci de faire du vélo avec moi.
Merci de porter les valises quand on part en vacances.
Merci de payer quand on part dans un autre pays.
Bonne fête papa.
Papa tu es le plus beau.
Papa je t’aime de tout mon cœur.
Tu es la première personne de mon cœur.
Je t’aime comme l’univers.
Tu es le plus gentil des papas.
Je t’adore comme la mer bleue.
Plein de bisous et de câlins, tu es le plus beau.
Quoi que tu sois en colère, je t’aime toujours de tout mon cœur.
Tu es le meilleur papa du monde.
Mille bisous et câlins, je t’aime mille fois plus que l’univers.
Bonne fête papa.
Bonne fête papa.
J'ai caché les prénoms des enfants.
samedi 9 juillet 2011
Cadeau de fête des mères
Je sais que faire paraître un article en juillet sur ce thème, "c'est un peu démodé" -comme dit Jugnot en entendant chanter "Maréchal, nous voilà !" dans Les Choristes- mais voilà enfin sur mon blog le sujet tant attendu des lettres de la fête des mères, dans ma classe de CP.
Pour ceux qui ont oublié, j'étais en stage tous les jeudis depuis janvier en CP.
Le cadeau consistait en un set de table ou sous-main, réalisé par chaque enfant pour sa Maman : feuille cartonnée de couleur taille A3, sur laquelle on colle un gentil message de l'enfant recopié avec soin (écriture de CP !) et le tout est décoré puis plastifié et enfin emballé par la jeune et talentueuse stagiaire. ;-)
Donc l'étape qui nous intéresse ici c'est celle du brouillon de la lettre. Je n'étais pas dans la classe le jour où ils les ont écrits, mais d'après mes informations et ma perspicacité, voilà comment cela s'est déroulé : l'instit' leur a annoncé qu'ils allaient faire un cadeau pour la fête des mères. Elle leur a servi un mini sermon sur les qualités et le dévouement d'une maman. Puis elle leur a demandé ce qu'on pourrait écrire à une mère pour lui dire qu'on l'aime et la remercier de ce qu'elle fait pour nous. Exemples qui ont dû être cités par les enfants car ils reviennent dans de nombreuses lettres : je t'aime de tout mon cœur / merci de faire la cuisine / merci de m'acheter des habits / ...
L'instit' et moi avons retapé les lettres sur l’ordinateur en corrigeant l'orthographe et en ajoutant souvent de la ponctuation. Puis les enfants les ont recopiées au propre (parfois en tirant bien la langue pour s'appliquer !) et ont finalisé le set de table.
Avant de vous donner la joie de lire le best of des brouillons de lettres, je voudrais préciser que c'est normal qu'un enfant de 6/7 ans qui vient d'apprendre à lire et à écrire fasse des fautes d'orthographe, n'écrive pas droit, ait du mal à séparer les mots, ou ait des formulations très orales... Par contre, quand le mot n'est pas phonétiquement compréhensible, c'est un peu plus embêtant. Vous verrez en essayant de comprendre certains mots... Désolée pour la qualité médiocre de ces photocopies scannées...
Et maintenant à vous de voir !vendredi 8 avril 2011
Visite de stage
Me revoilà ! Je suis en vacances et du coup je peux mettre à jour mon blog.
Jeudi dernier, j'ai eu une visite de stage : une sorte d'inspection, faite par une de mes formatrices de fac. Cette visite a pour but de donner des conseils aux stagiaires, de vérifier qu'ils sont actifs en stage, qu'ils ne disent pas trop de bêtises devant les élèves et enfin de les noter !!!
J'étais assez stressée car je passais dans les tout premiers (une seule étudiante visitée avant moi) et que je ne l'avais appris que 2 jours avant ! J'ai tout de suite prévenue mon instit' qui a fait supprimer le cours de sport du jeudi pour que j'aie une matinée de cours sans interruption.
Ma matinée s'est bien passée. J'ai fait des activités de numération avec les enfants :
1) FRISE
Ils avaient tous une carte avec un nombre de 1 à 99 et six enfants tenaient (par roulements) une immense frise où se trouvaient écrits seulement les nombres terminés par zéro. Je posais des questions et celui/celle qui avait le nombre en question devait le nommer puis l'accrocher avec une pince à linge au bon endroit sur la frise et je demandais aux autres de vérifier.
Ex : "Qui a le nombre qui vient après 36 ?", "Qui a le nombre qui a 5 dizaines et 2 unités ?", "Qui a le nombre qui vient 3 rangs avant celui qu'on vient de poser ?"
Les enfants ont bien aimé, c'était ludique. J'avais fait en sorte que les nombres supérieurs à 60 soient distribués aux bons élèves et que ceux qui ont encore du mal en numération aient des nombres et des questions plus simples. J'ai commencé en douceur, puis j'ai accéléré le rythme pour que les enfants ayant déjà accroché leur carte ne s'ennuient pas.
2) DICTÉE DE NOMBRES sur ardoise
Comme je m'y attendais, j'ai vu certains chiffres écrits en miroir (ex : un 3 qui s'écrit comme un E) et les nombres supérieurs à 60 étaient source d'erreurs à cause de leurs noms. Les Belges sont plus logiques que nous : soixante, septante, octante, nonante ; pas d'ambigüité !
3) EXERCICE d'application en individuel
Ils ont chacun reçu une fiche où j'avais dessiné deux serpents gradués, mais en commençant ailleurs que zéro ou un. J'avais écrits quelques graduation, mais pas toutes. L'un des serpents allait dans l'ordre croissant, mais le deuxième dans l'ordre décroissant. Ils devaient placer des nombres précis sur les serpents... Pas facile pour eux sur le serpent qui allait dans l'ordre décroissant !
(hier, nouvel exercice du même style et beaucoup mieux réussi.)
Après tout ça, j'ai emmené les enfants en récré et quand je suis remontée, l'instit' et me prof-visiteuse étaient en train de discuter. L'instit' disait que les enfants étaient particulièrement agités en cette période et la prof a répondu que je m'en étais très bien tirée aujourd'hui ! :-)
Ensuite, pendant une heure, j'ai eu un entretien avec la visiteuse pendant que la "vraie maîtresse" continuait la classe avec des activités que je lui avais préparées (notamment une lecture-cadeau). L'entretien s'est bien passé, j'ai eu des compliments pour ma matinée et pour mon classeur de fiches de séances et de bilans de journées. Elle m'a donné aussi quelques conseils pour m'améliorer. J'étais soulagée que ce soit terminé !
En descendant ensuite à l'heure du déjeuner avec la visiteuse, j'ai croisé mes petits CP dans l'escalier et ils se sont exclamés : "Oh, y a Marie !", "Merci Madame pour le livre, la maîtresse a lu l'histoire !" :-)
dimanche 6 mars 2011
Apprendre les divisions en CP... c'est du gâteau !
Toujours des gâteaux en stage ! Décidément le jeudi est le jour des anniversaires !
Jeudi dernier, c'est moi qui avait les "rênes" de la classe toute la journée sauf la dernière demi-heure : l'instit' a fait cogiter les enfants de CP autour du gâteau d'anniversaire pour leur faire faire des additions, soustractions, multiplications et divisions sans qu'ils s'en rendent compte ! Ils n'en sont pourtant qu'aux tables d'addition : additionner les nombres de 0 à 9.
Compte-rendu de cet échange observé entre la maîtresse (phrases en gras) et les élèves qui cherchent en tâtonnant :
- Il y a 3 cakes. Combien sommes-nous dans la pièce ?
- 28. (Addition des 26 élèves et des 2 maîtresses)
- Mais non, 27 car Eléonore n'est pas là ! (Soustraction)
- Alors 27 personnes et 3 gâteaux. En combien de parts va-t-on couper chaque gâteau ?
- On peut faire 10 parts pour le premier, 10 pour le deuxième et encore 10 pour le dernier ?
- Alors, si on fait ça : 10 + 10 + 10, ça fera combien ?
- 30. (Addition)
- Oui, donc 10 + 10 + 10, ou 10 répété 3 fois, ça fait 30. (Multiplication)
Mais ça sera trop pour 27 ! Qui aurait une autre idée ?
- On peut faire 10 parts, encore 10 parts et le dernier gâteau on le coupe en 7. (Addition)
- Oui, ça fera 27, mais je n'aurai pas des parts égales !
- 17 ?
- 17 parts dans chaque gâteau ? ça ne fera pas un peu trop ça ?
- On coupe en 10, 10 et encore 10 ?
- On l'a déjà proposé et ça fait trop. Si on fait ça, il y aura combien de parts en trop ? (addition et soustraction)
- 3.
- Il y aura 3 parts en trop et on a 3 gâteaux, alors peut-on trouver une meilleure solution ?
- ...
- Ah, on peut faire 9 parts dans chaque gâteau !!!
- Oui, voilà ! Donc 27 à diviser en 3 ça fait 9. (Divisions)
Mais finalement, l'élève qui a son anniversaire décide de faire quelques parts en plus pour distribuer aux maîtresses des autres classes, donc je suis chargée de découper le tout en 30. L'instit' ne s'arrête pas dans sa leçon ! Elle fait dire aux enfants la technique pour que je coupe : d'abord chaque cake en 2 pour faire des moitiés, et chaque moitié en 5. Le compte est bon ? Tout le monde est servi ? Alors bon appétit !
PS : J'ai rajouté des photos dans l'article sur les quadrillages.
PS : J'ai rajouté des photos dans l'article sur les quadrillages.
vendredi 18 février 2011
Lecture cadeau
Je profite aussi de ce stage pour faire des "expériences" : je teste des choses qu'on nous apprend en cours. Un exemple : la lecture cadeau. On vient de commencer des cours de littérature jeunesse et de lecture. La prof est passionnante ! Elle insiste pour que nous fassions des lectures cadeaux dans nos classes, de la petite section jusqu'au CM2. Le principe : lire une histoire en cadeau aux élèves juste pour le plaisir, sans rien demander en échange (ni résumé, ni parler des personnages, ni questions de compréhension). L'histoire doit donc être simple à comprendre et les élèves doivent respecter le silence. Le but : donner aux élèves le goût de la lecture, développer leur imaginaire, leur permettre de se construire au travers d'histoires, leur faire connaître les contes sources (Grimm, Perrault, Andersen...)
J'ai testé la lecture cadeau dans mon CP, et c'est super ! Les enfants étaient tout étonnés quand je leur ai dit que c'était comme un cadeau, qu'il fallait juste écouter et profiter de cette histoire pour le plaisir ! Même la deuxième fois, une petite fille m'a demandé : "Mais il n'y aura pas de travail après ?"
J'ai choisi des histoires qui les ont bien fait rire et qui m'ont permis de bien commencer l'après-midi, à l'heure de la digestion !
A voir avec la maîtresse si je continue ou pas. J'ai cherché nos vieux livres d'enfants partout dans la maison, et je n'ai retrouvé que quelques exemplaires égarés. Bouh ! Cette réserve ne va pas tenir longtemps, heureusement nous avons un CDI bien fourni à la fac !
mercredi 16 février 2011
Stage filé en CP : gâteaux et quadrillage
On m'a demandé de reprendre le clavier pour vous raconter mon stage, mais n'hésitez pas à me demander d'orienter mes articles sur les sujets qui vous intéressent le plus !
- 1 galette des rois officielle de l'école distribuée avec pour chacun une image des Rois Mages
- des crêpes pour la chandeleur
- 4 gâteaux d'anniversaire à 6 ou 7 bougies.
- 4 gâteaux d'anniversaire à 6 ou 7 bougies.
Pour le travail personnalisé du matin, dont je vous ai expliqué le principe, j'ai peu à peu plus de responsabilité : la maîtresse m'a laissée corriger plusieurs fois à son bureau et repoussait gentiment les élèves qui venaient la voir pour qu'ils aillent me voir, moi. Je m'en suis pas trop mal tirée, même si parfois je ne savais pas quel nouveau travail donner à un enfant, ou que je n'avais pas le réflexe de mettre un "tb" en rouge... (Heureusement, les élèves se font une joie de rappeler ce genre de choses !)
Après mes deux semaines de vacances, j'aurai vraiment en charge le travail perso : il faudra que je m'adapte à chacun pour lui donner une activité appropriée à son niveau et qui l'aide à surmonter ses difficultés propres. Ex : confusion de "ou" et "on" / difficultés dans l'écriture / problèmes d'inattention...
Les 4 derniers après-midis, je me suis particulièrement occupée de géométrie, en apprenant aux élèves à se repérer dans un quadrillage :
- trouver une case à partir de ses coordonnées. Ex : colorier la case (B,5) en vert.
- donner les coordonnées d'une case. Ex : le chien est dans la case (.... , ....)
- j'ai fait jouer mes élèves par 2 à la bataille navale, ils ont adoré mais j'ai pris beaucoup plus de temps que prévu à mettre le jeu en place car les consignes étaient un peu trop complexes au départ !
- trouver un nœud ou les coordonnées d'un nœud : il ne s'agit plus de cases quand les chiffres et les lettres de repérage sont sur les lignes du quadrillage.
- savoir se déplacer dans un quadrillage à partir d'un point de départ et d'une suite de flèches.
- savoir coder par une suite de flèches le déplacement d'un point à un autre.
- pour les déplacements, je leur ai dit qu'on allait jouer à la chasse au trésor : vous imaginez leur enthousiasme ! On a fait un exemple tous ensemble, puis ils ont joué par 2. Il y avait un guide et un chercheur de trésor. Le jeu consistait à chercher l'emplacement du trésor à partir de flèches tracées. Puis les rôles étaient inversées.
- reproduire des figures géométriques sur quadrillage à partir d'un modèle.
Pour expliquer ces notions de repérage, déplacements, et reproduction aux élèves, j'ai fait avec la maîtresse des panneaux A3 qui ont servi d'exemple et que nous avons affichés dans la classe pour aider les élèves qui ont encore des doutes.
Après les vacances, je vais continuer sur ma lancée "repérage", en m'orientant plus vers la géographie pour qu'ils sachent reconnaître sur un plan les choses qu'ils voient en 3D autour d'eux.
Panneaux affichés sur la fenêtre : Codage / Décodage sur des nœuds ... sur des cases
L'instit' avait fait celui de droite, moi celui de gauche.
L'instit' avait fait celui de droite, moi celui de gauche.
Depuis, j'ai rajouté les titres !
Panneaux affichés sur la fenêtre : Reproduction de figures.
Cé moi ka fè! Les élèves ont tracé le dessin en rouge.
Titre également rajouté depuis !
vendredi 7 janvier 2011
Stage filé en CP : début !
Bonne année à tous !
Pour moi, l'année a repris directement avec mon stage filé : je viens de passer une semaine dans "ma" classe de CP. Pour l'instant je n'ai fait que de l'observation et des toutes petites interventions en classe. Le but était pendant ces 4 jours de m'acclimater à l'école, à la classe et aux pratiques de l'enseignante qui m'accueille.
A partir de la semaine prochaine, je reviendrai tous les jeudis et peu à peu je serai plus active.
Les particularités de cette classe :
- comme le dit la maîtresse, l'école est en ZEP, à condition de changer ce qu'on met derrière les lettres : zone d'éducation privilégiée ! Eh oui, c'est à Neuilly...! Pour vous donner une idée : sur 26 élèves, seuls 5 ne savaient pas lire au début de l'année. Et voici ce que les enfants ont raconté de leurs vacances de Noël : plusieurs sont partis faire du ski, un a effectué un voyage au Brésil, un autre a reçu comme cadeau une caméra (à 6 ans)...
- l'instit' pratique ce qu'on appelle le travail personnalisé : une méthode d'enseignement qui permet de suivre le rythme de chaque enfant. (J'avais déjà vu ça en stage chez ma marraine, mais les enfants étaient plus âgés donc plus autonomes.)
Elle le pratique tous les matins, pendant 1h30. Elle dispose sur chaque table avant l'arrivée des enfants une activité à faire, français ou maths. Chacun s'attelle à son travail et vient au bureau de la maîtresse pour se faire expliquer une consigne, poser une question ou se faire corriger quand il a terminé. "C'est super pour les enfants, mais ça me demande un travail fou !" Et pourtant, elle en a, de l'expérience ! Il faut savoir où en est chaque élève, s'il a eu des difficultés ou s'il a déjà bien compris et quelle activité lui donner pour l'aider ou le faire avancer, tout en alternant entre les maths et le français. Le matin, elle installe le travail de chacun, le midi elle note ce qu'ils ont fait, le soir elle réfléchit à ce qu'elle leur donnera le lendemain... Et pour le travail à la maison, c'est pareil : elle donne à chacun quelque chose de différent selon son avancement. Du coup, elle fait beaucoup moins de séances collectives pendant ses heures de cours, car les apprentissages passent aussi par le travail personnalisé.
C'est très intéressant pour moi d'avoir la chance de voir ça, car peu d'instits pratiquent cette méthode. Il faut en effet y être formé, avoir du matériel adapté (fiches d'exercices et de lecture, matériel de maths, étiquettes de mots, etc...) et être prêt à y consacrer du temps ! Le travail personnalisé est une spécialité de mon institut de formation. Nous avons déjà eu un cours général sur la différenciation en classe, et nous aurons la possibilité de prendre l'option "Différenciation et personnalisation" l'année prochaine.
En tout cas je sens que sur ce point ça ne va pas être simple pour moi au début ! Heureusement, j'ai croisé par hasard hier le directeur de l'école (très gentil) qui m'a demandé si tout allait bien et il m'a dit d'emblée de ne pas me décourager si je ramais un peu au début à cause de cette méthode !!! Et puis les élèves sont très mimis !
vendredi 17 décembre 2010
Annonce stage filé
Ça y est, depuis mercredi soir je sais où aura lieu mon stage filé : je serai donc la 1ère semaine de janvier puis tous les jeudis jusqu'aux vacances d'été dans une classe de...
tadadadadam...
CP !
J'ai poussé un gros "ouf !" de soulagement quand on me l'a annoncée, car je ne voulais pas trop être en maternelle ! Et puis je suis contente car c'est une classe qui est très importante et que je connais encore peu.
Au point de vue école, je reste dans les beaux quartiers car après mes stages d'observation dans une école du 16ème, on m'a envoyée dans une école à Neuilly !
Ce stage sera d'abord de l'observation et peu à peu une prise en responsabilité de la classe, au début avec l'instit', puis je serai vraiment seule !
mardi 14 décembre 2010
En CE2
Et mon 3ème stage a eu lieu en CE2.
La maîtresse était super cool. Les enfants étaient dans l'ensemble plutôt "futes-futes" !
Je devais prendre la classe en responsabilité le jeudi matin et en début d'après-midi, en préparant moi-même les activités. Ce que j'ai fait s'est bien passé, ils ont été intéressés par mes exercices de maths et ravis de faire des mimes en cours de grammaire ! Je les ai fait chanter l'après-midi pour répéter avant leur Concert de Noël : Il est né le divin enfant (pas en canon ;-) je vous rassure !), Les anges dans nos campagnes et Mi burrito sabanero. En effet, leur instit' est très douée en espagnol et a été autorisée par la directrice à enseigner l'espagnol 20 minutes par semaine dans sa classe, en plus des cours habituels d'anglais faits par une prof du collège. Elle a demandé à être inspectée cette année pour avoir une réelle habilitation.
La discipline n'a pas été un réel problème, tant mieux ! L'instit' m'en a félicitée et m'a dit qu'on sentait que j'avais envie de faire ce métier !
Par contre ce qui m'a déçue c'est que je n'ai pas pu faire tout ce que j'avais prévu. Elle m'avait imposée les matières habituelles du jeudi, mais la dictée et la lecture s'y sont encore rajoutées, et je n'ai pas réussi à gérer les différences de rythme des élèves dans la classe : dur dur entre les élèves ultra rapides qui finissent leur travail en 1/4 d'heure, et ceux qui n'ont pas terminé de recopier la consigne au bout d'1/2 heure! Il y avait effectivement un élève dyslexique et un autre qui a visiblement des problèmes de troubles de l'attention alors qu'il est loin d'être idiot ! Je ne voulais pas que les rapides s'ennuient et que je perde trop de temps à attendre les derniers, mais je voulais aussi qu'ils aient tous essayé de faire au moins le 1er calcul du 1er exercice ! Mais d'après plusieurs instits de l'école, la gestion du rythme est une des plus grosses difficultés dans l'enseignement ! "Tu verras Marie, entre ce qui est prévu et la réalité, c'est le fossé !" m'avait déjà avertie la maîtresse.
Quelques perles relevées dans la classe :
La maîtresse : "C'est quoi un cancre ?"
Un élève, très fier de sa réponse : "C'est quelqu'un qu'on n'aime pas ?"
***
La maman caté (c'est une école catho) : "Vous savez la différence entre les anges et les archanges ?"
Un élève, très sincèrement : "L'archange c'est celui qui a un arc ?" dit-il en mimant le tir à l'arc.
***
La maîtresse, après une leçon sur les préfixes : "Où est le préfixe dans ton mot ?"
Une élève : "Au milieu !"
dimanche 12 décembre 2010
Activité Grande Section
Je n'avais pas prévu de vous la raconter, mais puisque vous me l'avez demandée, je vous parle de l'activité, ou plutôt de la "séance" (terme officiel) que j'ai menée en Grande Section.
Je devais m'appuyer sur une compétence du Socle commun de connaissances et compétences pour construire ma séance. Ça doit vous sembler du charabia, je traduis ! Le Socle commun est un texte qui date de 2006 (et réajusté depuis). Il a pour but de lister un certain nombres de choses que TOUS les élèves doivent être capables de savoir ou de savoir faire à la fin de la scolarité obligatoire (16 ans).
Pour ma séance en Grande Section, j'avais décidé avec l'instit' de travailler sur cette compétence de Grande Section : "Inventer une histoire à partir d’images."
Le projet de l'école cette année est la Littérature, et plus précisément dans cette classe autour de l'Amérique. J'ai donc cherché des images d'Indiens et de tipis, puis je les ai modifiées pour arriver à ceci :
En classe, je leur ai posé des questions sur ce qu'ils avaient appris sur l'Amérique, je leur ai montré mes images en désordre et ai demandé à certains de les décrire.
Puis j'ai donné chaque image à un enfant et ils devaient reconstituer une histoire au tableau en posant les images dans l'ordre. Leur logique était bonne, mais le 1er avait commencé en posant son image tout à droite et les autres ont suivi, en posant de droite à gauche. J'ai interrogé les élèves "spectateurs" pour savoir s'ils étaient d'accord ou s'ils avaient envie de changer quelque chose. Super occasion pour moi de rappeler à tous l'importance du sens gauche-droite pour l'écriture et la lecture. Puis même exercice avec d'autres images d'Indiens à mettre dans l'ordre.
Voilà en gros ce que j'ai fait !
samedi 11 décembre 2010
Chez "les Grands"
Après une semaine d'observation en Moyenne Section, on m'a envoyée faire mon 2ème stage en Grande Section.
J'ai trouvé peu de différences entre les deux niveaux dans l'organisation et le type d'activités. Mais ce qui change c'est le niveau d'exigence, demandé à la fois par le programme de Grande Section et par l'instit' qui m'accueillait. Elle insiste beaucoup pour que les enfants apprennent à parler un langage vraiment correct et qu'on ne leur parle plus comme s'ils étaient encore des bébés : "As-tu terminé ?" , "Veux-tu faire une activité de topologie ?"... Bizarre d'entendre et de prononcer des phrases pareils avec des enfants de 5 ans, non ?
Ce qui est intéressant, c'est de voir comment les enfants sont préparés à la lecture et à l'écriture pour le CP : ils apprennent déjà à écrire leur prénom en lettres attachées (lettres bâton en moyenne section), à reconnaître les lettres de l'alphabet, à tracer des boucles et des vagues, à identifier différents sons, etc...
Quelques trucs amusants :
- la poupée Joséphine : c'est la mascotte de la classe. Tous les week-ends, Joséphine est emmenée par un enfant. Le lundi matin, il la ramène sur sa poussette et raconte à toute la classe le week-end de Joséphine : ce qu'elle a mangé, ce qu'elle a fait, où elle a été... Puis les autres enfants posent des questions : "A-t-elle été malade ?", "A-t-elle bien dormi ?", "S'est-elle bien amusée ?"...
J'ai assisté à une scène de drame à propos de cette poupée : un garçon qui était tellement triste de ne jamais avoir pu emmener Joséphine chez lui, qu'il s'est mis à pleurer ! Heureusement, une solution a été vite trouvée : il a pu inviter Joséphine à déjeuner chez lui le jour-même !
- l'anglais : apprendre une langue étrangère est devenu obligatoire à partir du CE1. Mais de plus en plus d'écoles commencent dès la maternelle. Dans cette classe, les enfants sont initiés à l'anglais. Tous les jeudis, la matinée se déroule en anglais. "Good morning Camille ! Good morning Gaspard !" Les activités du matin sont habituelles. Chacun fait deux activités au choix : jeux pédagogiques de repérages dans l'espace, d'association d'images, de construction d'objets en 3d... L'instit' passe vérifier quand ils ont fini et ne leur parle pratiquement qu'en anglais. Ils semblent un peu déboussolés de ne rien comprendre et continuent à répondre tout en français, c'est amusant ! Moins amusant pour moi : je devais moi aussi parler anglais et quand on connaît mon niveau ça peut faire sourire... Mais je m'en suis bien sortie, le tout c'est qu'ils entendent de l'anglais, avec ou sans faute de grammaire, non ? On leur a aussi distribué du jus de fruit "Do you want apple juice ?" Et ils devaient répondre : "Yes, please" ou "No thank you". Et pendant environ 30 minutes, ils ont eu un cours d'anglais avec la maman d'un élève de collège qui est américaine. Ils ont chanté une comptine sur les parties du corps, ont revu les couleurs et les habits et ont répété des phrases du type : "I'm cold, I put on my coat. / I'm hot, I put off my coat."
- le lexidata : pendant ma semaine de stage, la maîtresse a appris aux enfants à se servir d'un jeu qu'ils ne connaissaient pas encore : le lexidata. Et quand j'ai vu ce que c'était, j'ai repensé à ce jeu que je faisais avec Maman dans la cuisine de la rue Matrat ! Vieux souvenir pour les "Rats bleus" !
Voilà à quoi ça ressemble :
mardi 9 novembre 2010
Chez "les Moyens"
Pour mon 1er stage d'observation, j'ai été envoyé en octobre par mon Institut en Moyenne Section de maternelle d'une école du 16ème. C'était la Semaine du Goût, ce qui a fortement influé sur les activités menées dans la classe !
La prof a fait travailler ses élèves toute la semaine sur une recette de gâteau : le gâteau au yaourt et aux pépites de chocolat. Les élèves se léchaient les babines d'avance car ils savaient que le gâteau allait être concocté et dégusté à la fin de la semaine...
Évidemment, tout cela s'inscrivait dans un projet éducatif découpé en séquences et séances, dans une démarche pédagogique et didactique ! (Je vous épargne les autres termes barbares pour l'instant !)

Une anecdote amusante : La prof rassemble les enfants assis devant elle. Elle leur rend leurs feuilles de travail en félicitant les uns et en commentant les erreurs des autres. L'un des exercices consistait à dessiner sur une feuille les œufs nécessaires pour faire le gâteau. La recette était affichée au mur de la classe, à portée de vue des enfants, et les trois œufs étaient dessinés dessus.
"William il a dessiné tous les œufs du monde ! Tu crois qu'il faut tout ça, William ?
- Oui, parce que ma Maman elle a beaucoup de z-œufs.
- Oui, elle a beaucoup de z-œufs, comme tu dis (petit sourire complice en ma direction), mais nous pour notre recette il en faut combien ? Regarde sur la recette affichée !"
Il compte sur l'affiche : "3" mais il montre à la prof 2 doigts levés.
La prof lui rend sa feuille et lui demande de barrer les œufs en trop pour n'en avoir que 3.
Il en dessine 4 nouveaux avec une autre couleur, sans barrer les dizaines d'autres dessinés sur sa feuille.
"Alors William ? Viens me montrer ce que tu as fait.
- J'en ai dessiné 3.
- Compte-les.
- 1, 2, 3, 4.
- Combien ?
- 3 œufs."
"Tu vois Marie, ça c'est ce qu'on appelle un problème de cardinalité ! Allez, on part en récréation les enfants !"
Nous avons fait le gâteau ou plutôt LES gâteaux le vendredi matin. J'avais en charge un groupe de 6 enfants (et pas les plus faciles de la classe...) et pas d'incident majeur à part une pêche à la coquille d'œuf (au fait, combien d'œufs, William ?!!). On est ensuite tous descendus pour demander au cuisiner de la cantine de faire cuire nos gâteaux. Puis les enfants ont tous signé la carte d'invitation géante de la maîtresse pour l'autre classe de Moyenne Section et ensemble nous avons dégusté les gâteaux l'après-midi ! Miam !
La prof a fait travailler ses élèves toute la semaine sur une recette de gâteau : le gâteau au yaourt et aux pépites de chocolat. Les élèves se léchaient les babines d'avance car ils savaient que le gâteau allait être concocté et dégusté à la fin de la semaine...
Évidemment, tout cela s'inscrivait dans un projet éducatif découpé en séquences et séances, dans une démarche pédagogique et didactique ! (Je vous épargne les autres termes barbares pour l'instant !)
Frises dans la classe de mon stage
Une anecdote amusante : La prof rassemble les enfants assis devant elle. Elle leur rend leurs feuilles de travail en félicitant les uns et en commentant les erreurs des autres. L'un des exercices consistait à dessiner sur une feuille les œufs nécessaires pour faire le gâteau. La recette était affichée au mur de la classe, à portée de vue des enfants, et les trois œufs étaient dessinés dessus.
"William il a dessiné tous les œufs du monde ! Tu crois qu'il faut tout ça, William ?
- Oui, parce que ma Maman elle a beaucoup de z-œufs.
- Oui, elle a beaucoup de z-œufs, comme tu dis (petit sourire complice en ma direction), mais nous pour notre recette il en faut combien ? Regarde sur la recette affichée !"
Il compte sur l'affiche : "3" mais il montre à la prof 2 doigts levés.
La prof lui rend sa feuille et lui demande de barrer les œufs en trop pour n'en avoir que 3.
Il en dessine 4 nouveaux avec une autre couleur, sans barrer les dizaines d'autres dessinés sur sa feuille.
"Alors William ? Viens me montrer ce que tu as fait.
- J'en ai dessiné 3.
- Compte-les.
- 1, 2, 3, 4.
- Combien ?
- 3 œufs."
"Tu vois Marie, ça c'est ce qu'on appelle un problème de cardinalité ! Allez, on part en récréation les enfants !"
***
Nous avons fait le gâteau ou plutôt LES gâteaux le vendredi matin. J'avais en charge un groupe de 6 enfants (et pas les plus faciles de la classe...) et pas d'incident majeur à part une pêche à la coquille d'œuf (au fait, combien d'œufs, William ?!!). On est ensuite tous descendus pour demander au cuisiner de la cantine de faire cuire nos gâteaux. Puis les enfants ont tous signé la carte d'invitation géante de la maîtresse pour l'autre classe de Moyenne Section et ensemble nous avons dégusté les gâteaux l'après-midi ! Miam !
***
Prochain stage : Grande Section, même école, la semaine prochaine...
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