J'ai déjà effectué 2 journées en tant que "maîtresse" en CM2. Il m'en reste 6.
Alors mes impressions :
- Boulot ! Préparation de mes journées, corrections (dictées, exercices, rédactions...), analyse de chaque séance réalisée et bilan de chaque journée, contrat de stage à écrire (c'est différent de la convention de stage, là il s'agit de décrire à mes formateurs le contexte de mon stage, les points que je veux travailler en priorité sur moi-même, par exemple la discipline en classe, l'évaluation des élèves ou le contact avec les parents d'élèves). Et je n'ai pas encore eu le temps de faire d'autres choses demandées pour mon Master : interroger les enseignants et la directrice sur l'usage des nouvelles technologies et sur l'apprentissage des langues et m'occuper de mon sujet de Mémoire : les enfants bilingues à l'école.
- Fatigue ! Longues journées : lever à 6h-6h30, coucher à ... hum hum ! Il faut non seulement assurer au niveau des cours, mais aussi respecter les horaires de l'école ("Zut ! c'est la récré dans 5 min, j'ai pas fini ce que j'avais prévu !"), s'occuper de tous les aspects administratifs que personne ne nous apprend (ex : pour prévenir le secrétariat des élèves absents, chaque école a un système différent. Ici, c'est un cahier qui passe de classe en classe mais je ne le savais pas la 1ère fois). Et puis gérer les élèves avec tout ce que ça implique : faire de la discipline, démêler comme on peut les "petites histoires". Tout le monde me dit que les stagiaires et les remplaçantes n'ont pas de chance, les enfants testent les nouvelles personnes, il faut être particulièrement ferme. Et en plus, pas de chance, je n'ai eu que des soucis toute la journée de mardi : insultes, coups, histoires d'amoureux, t'es pas ma copine, pleurs, etc. Espérons que le mercredi sans école leur aura fait oublier tout ça... Je leur ai déjà fait la morale mais ça n'a pas suffit à calmer le jeu.
- Polyvalence : il faut pouvoir faire dans la même journée une leçon sur les polygones, une sur les phrases interrogatives, une séance de sport, de la poésie ou encore de l'histoire des arts. Je suis chargée aussi d'une surveillance de récré et d'animer des heures de soutien. Tout ça me plaît et j'arrive peu à peu à jouer sur tous les tableaux, mais ce n'est pas encore facile.
Donc : des moments de découragement, mais aussi des moments où j'étais fière de moi, notamment ma séance de sport finalement pas trop mal alors que les conditions étaient compliquées, des jeux en maths et en conjugaison qui les ont bien motivés. Ce que m'ont dit la directrice et mon instit' pour me rassurer : "On a tous été débutants un jour" et "Le plus important, c'est que les élèves soient au travail. Et ils le sont."
A suivre !
Vivent les polygones,
RépondreSupprimerVivent les jeux en maths,
Vivent les maîtresses qui débutent !
Bon courage pour la suite (à 6h demain, je penserai à toi en me levant).
Ca alors, moi aussi je me lève à 6h du mat' en ce moment !Les soeurs Geff' sont vraiment devenues matinales ! Mais même avec une seule élève, je n'arrive pas à faire passer les notions de base des polygones...
RépondreSupprimerBon courage pour ces débuts fatigants et parfois décourageants ! Je suis sure que tes élèves auront passé une très bonne et fructueuse semaine vendredi soir.
Merci les quilles !
RépondreSupprimer... à la myrtille ?
RépondreSupprimerBravo marie douce pour ces levers matinaux !
RépondreSupprimerSi jamais tu ne sais pas quoi leur faire faire en fin de journée, apporte un ordi et fais leur nourrir les poissons de ton blog !
RépondreSupprimerOh oui, ce sera l'occasion d'étudier les trajectoires !
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