vendredi 25 décembre 2009

"Cher Père Noël"

En ce jour de Noël, quelques extraits de lettres de mes élèves allemands au Père Noël (élèves de 15 ans) :

"Je suis été un brave jeune tout l'année et j'ai lassé des biscuits et une tasse de lait près de la cheminée."

"J'adorre Noël et en voie-moi un cheval, mais je sais que je ne recevoir pas un cheval. C'est pourquoi en voi-moi un livre."

"Je te déssire, tu va bon revenir. [...]
Et je déssire aussi une chien poulusch."

"Merci pour donne les à moi."

Et voici ma lettre préférée, presque sans fautes de français, et tellement mignonne :

"Cher Papa Noël,
Je m'appelle Maxi et j'ai 15 ans. J'adore l'avent et l'hiver avec toutes les surprises.
Envoie-moi un animal. Peut-être un petit chien. Je crois que ce n'est pas facile, mais j'ai préparé beaucoup de sablés pour toi et tes collaborateurs.
Pense aussi à ma famille, surtout à ma sœur Celina.
A bientôt.
Maxi
PS : Notre cheminée n'est pas très large. Fait attention ! L'année dernière tu as perdu tes gants sur la gouttière."

Je vous souhaite à tous un très joyeux Noël !

dimanche 13 décembre 2009

Photos colorées

Bon, comme vous êtes plutôt sages en ce moment, je vous fais un petit cadeau : je vous fais partager quelques-unes de mes belles visions :

un coucher de soleil dans mon quartier

un lever de soleil à la gare de Pasing

la déco d'un stand du marché
la terrasse vue de ma chambre sous la neige hier

samedi 12 décembre 2009

Semaine en cuisine

Cette semaine, j'ai passé un certain temps en cuisine, pour le plus grand plaisir de mes yeux, mes narines et mes papilles !

Lundi : en rallumant mon portable après mes cours, je lis un message envoyé par Noémie, une assistante de Munich, qui me propose de faire des Plätzchen (=petits sablés de Noël) l'après-midi-même chez elle. OK ! Le temps que je rentre à la maison, que je déjeune et que j'arrive chez elle, elle a déjà préparé la pâte. Nous devons acheter du sucre glace pour le glaçage et des moules en formes d'étoile et de sapin. Après trois magasins sans trouver ces fameux moules, presque sans espoir nous tentons notre dernière chance dans un supermarché bio. Hourra, les voilà !
Dans la cuisine, nous nous affairons pour étaler la pâte, faire des formes, les mettre sur une plaque, enfourner, faire refroidir, préparer le glaçage au sucre glace et jus de citron, puis enfin ajouter les vermicelles au chocolat par dessus. Après toutes ces étapes, nous pouvons enfin savourer nos Plätzchen. Verdict : miam ! Noémie me prête une petite boîte à goûter pour emporter une partie du butin chez moi.


Mardi : comme convenu avec Nicole, prof de cuisine de la Realschule, je suis invitée au cours de... Plätzchen justement ! J'arrive dans la cuisine de cours à la suite d'un de mes cours de français. Les élèves sont déjà très occupés, la prof leur a donné quatre recettes à faire : roses des sables, sablés au beurre, pain d'épices au chocolat, macarons à la noix de coco. Je passe dans les groupes, regarde, hume, pose des questions, aide la prof à libérer le frigo (en mangeant un bol de stracciatella préparé par d'autres élèves le matin), part photocopier les recettes dans la salle des profs, reviens et goûte les gâteaux une fois terminés. Verdict : miam miam !

Ici, une pub de Plätzchen pour une marque renommée de pâtisserie. "Rischart a un sablé pour chacun". Je salive tous les jours en la voyant affichée dans les gares !
Mercredi : directement après les cours, je pars chez deux amis dont un qui est cuisinier dans un restaurant bavarois assez chic. On cuisine ensemble un délicieux repas : un bon gros steak de bœuf (enfin du bœuf, ça me change du jambon et du poulet !) accompagné de légumes croquants avec de la sauce au vin rouge. Et en dessert une délicieuse mousse au chocolat avec cigarette russe et coulis de framboises, tout ça fait maison. Verdict : miam miam miam !
Bon, je dois avouer que les menus se sont dégradés à la fin de la semaine : pizza, sandwiches, nouilles. Heureusement que bientôt je serai à Paris où je pourrai manger équilibré : tourtes au fois gras et bûche au chocolat !

vendredi 4 décembre 2009

Ambiance de Noël

Depuis au moins deux semaines, c'est déjà Noël à Munich !
Les vitrines décorées, les sapins et les couronnes de l'Avent dans les couloirs de mes écoles, les marchés de Noël, le Père-Noël à l'entrée des grands magasins, les pains d'épices dans les supermarchés (enfin eux, ils sont là depuis la mi-octobre !), le gigantesque sapin devant l'hôtel de ville...
cliquez sur les photos pour les voir en grand

Samedi après-midi, après la visite de Dachau, nous avons retrouvé une troisième assistante de français dans Munich pour nous balader dans les marchés de Noël (Weihnachtsmarkt). En France, les marchés de Noël n'existent que depuis 4-5 ans et leur unique but est de gagner de l'argent. En Allemagne (et en Alsace), c'est une vraie tradition qui fait partie du temps de l'Avent. Chaque village et chaque quartier dans les grandes villes possède son propre marché de Noël.
Dans ces "vrais" marché de Noël, on se promène entre les cabanes en bois, on sent les odeurs de Glühwein (=vin chaud, du vin rouge aux épices), d'amandes grillées, de Lebkuchen (=pains d'épice), de sapins. Vous ne trouverez dans les stands ni écharpes du Pérou ni pères-noël en plastique lumineux, mais des décorations de Noël en paille, des bougies de toutes les couleurs, des couronnes de houx et de sapin, des accessoires de crèche. D'ailleurs il n'est pas rare de voir une crèche exposée au milieu des stands. Il y a toujours des événements organisés : arrivée de St Nicolas, chants de Noël par des chorales d'enfants, atelier de confection de couronnes de l'Avent, etc. C'est beaucoup moins commercial qu'en France.

Donc samedi après-midi, on a été à Marienplatz, la place centrale de Munich),voir le marché et l'immense sapin installé devant l'hôtel de ville. Nous sommes aussi allées au Kripperlmarkt, un marché de Noël spécialisé dans les crèches, avec une crèche tournante géante installée au milieu.
Nous avons vu une patinoire à Karlsplatz Stachus, une autre place de Munich.Puis nous avons bu du Glühwein dans des chopes en forme de bottes ! Le goût m'a un peu déçue par rapport à la si bonne odeur, je n'ai pas réussi à finir la chope... que j'ai vidée et ramenée à la maison en souvenir ! (Ce n'est pas du vol, je leur ai laissé l'argent de la consigne.)Ensuite nous sommes allées dans un marché de Noël moyen-âgeux, où les commerçant portaient des tenues folkloriques. Je reconnais que c'était moins authentique, mais rigolo ! Il y avait de la musique celtique, des cracheurs de feu et des stands de pommes de terres à la braise. Miam, on s'est partagé une sorte de Flammenküch délicieuse.
Et le lendemain, j'ai découvert par hasard un marché de Noël à l'intérieur de la cour de la Residenz, un château au centre-ville de Munich. Le marché de Noël était très beau, surtout à la nuit tombée, dans cette cour éclairée, c'était féérique ! Je n'ai pas osé, mais j'avais envie de prendre une photo des poubelles : elles étaient en forme de petites cabanes enneigées ! Ils pensent à tout, ces Allemands !
Bon Avent à tous !

mardi 1 décembre 2009

Dachau

Samedi matin, je suis allée visiter avec une autre assistante de français en Bavière, l'ancien camp de concentration de Dachau, qui se trouve juste à côté de Munich. C'était une visite que je m'étais promise de faire cette année, mais qui n'est pas très gaie, comme vous pouvez l'imaginer.
Dachau a été l'un des premiers camps ouverts par les Nazis, dès 1933, et a servi de modèle pour les autres camps. Il a accueilli environ 200.000 détenus venant de toute l'Europe : une grande population de prêtres polonais, beaucoup de russes, mais aussi des juifs, des prisonniers politiques, des prisonniers de droit commun, des homosexuels ou des tsiganes. Plus de 40.000 personnes y sont mortes. Il a été libéré par l'armée américaine en avril 1945.

Aujourd'hui encore, on entre dans le camp par le "Jourhaus", là où arrivaient les trains de bétail dans lesquels étaient entassés les nouveaux prisonniers. Sur la grille d'entrée, comme sur toutes les entrées de camps de concentration, on peut lire cette inscription : "Arbeit macht frei" (= le travail rend libre).




Il ne reste plus que 2 baraques comme celle-ci sur les 34 que comptait le camp. On a pu voir comment était l'aménagement intérieur d'une baraque, selon les différentes périodes du camp. Sur la photo ci-dessous, c'est la 1ère période. Par la suite il n'y avait plus de séparation entre les lits, ils dormaient tous serrés sur une paillasse commune.

Le camp était sans arrêt en surpopulation, il n'y avait presque rien à manger, il fallait travailler très dur et obéir à toutes les règles absurdes des SS. Impossible de s'échapper à cause des miradors, des gardes, des barbelés et des fils électriques. Peur permanente des "sélections" (les prisonniers les plus fragiles étaient sélectionnés pour être tués) et des punitions (tortures, humiliations et restrictions de nourriture). En 1945, une épidémie de typhus liée aux mauvaises conditions de vie et aggravée par la surpopulation a fait également de nombreuses victimes.

Aujourd'hui, le camp est devenu un lieu de mémoire et de commémoration avec de nombreuses plaques et monuments qui rendent hommage aux victimes de ce camp : une inscription en plusieurs langues "Plus jamais", une pierre contenant les cendres d'un concentrationnaire inconnu, une chapelle catholique, une synagogue juive, un temple protestant, des œuvres d'art.

On a pu voir aussi le crématorium.

Dans le bâtiment qui servait à l'administration du camp se trouve désormais un musée où l'on a vu des documents marquants : des explications sur l'arrivée du nazisme en Allemagne, des objets ayant appartenu aux détenus (photos de leurs familles, dessins fait en cachette au camp, tenues de prisonniers...), des notes d'expériences atroces menées par des médecins nazis sur des prisonniers, ainsi que des photos et des images de films prises par les soldats américains à leur arrivée dans le camp en 1945.> Même si au bout d'un moment je commençais à ne plus supporter de voir toutes ces photos de corps décharnés, c'était une visite marquante et je pense que c'est important de visiter au moins une fois dans sa vie un lieu de mémoire comme celui-là.

mercredi 18 novembre 2009

Cours de religion

Après le cours de cuisine, comme promis j'ai testé pour vous... le cours de religion à l'école !

En Allemagne, les cours de religion font partie des cours obligatoires à l'école, au même titre que les maths ou le sport. Les parents choisissent pour leur enfant dans quelle religion ils veulent qu'il ait cours, en général ils ont le choix entre religion catholique et religion protestante. Selon les établissements, il peut aussi y avoir des cours pour les musulmans ou des cours d'éthique pour ceux qui n'ont pas de religion. A partir de 14 ans, l'élève peut choisir tout seul.
Les profs de religion sont formés à la fac, sont payés pour leur travail, mettent des notes aux élèves, comme tous les autres profs.

Ça nous paraît impossible d'avoir des cours de religion dans les écoles publiques en France car pour les Français, la religion est une affaire personnelle. En effet, la France est un état "républicain laïc" depuis la loi de séparation des Églises et de l'État, du 9 décembre 1905. Sauf l'Alsace-Moselle qui appartenait à l'Allemagne à l'époque et qui a gardé un statut particulier.

Donc moi, petite française curieuse, je suis allée gentiement demander à une prof de religion catholique avec qui j'avais fait connaissance à la sortie des profs, si je pouvais assister à un de ses cours. "Pas de problème !" me répond-elle. Et une heure après, me voilà dans une classe avec des élèves de 11 ans.
Une élève cherche une prière dans le cahier de prières de la classe. Puis tout le monde se met debout, la prof fait sonner une première fois une sorte de petite timbale en métal pour avoir le silence. On fait le signe de croix. Elle sonne une deuxième fois et l'élève lit la prière. Puis on se rassoit.
La prof pose des questions aux élèves sur le cours précédent : la Toussaint. Qu'est-ce que c'est, à qui on pense, qu'est-ce qu'on fait ce jour-là ou le lendemain... Puis elle annonce le sujet du jour : la mort. Oula, les filles du premier rang font savoir qu'elles n'aiment pas ce thème-là ! D'autres élèves prennent la parole pour parler d'un enterrement vécu dans leur famille ou d'une visite au cimetière pendant les vacances de la Toussaint.
Puis la prof leur fait écouter la chanson "Tears in heaven" d'Eric Clapton. (Vous voulez l'écouter ?). A la fin, elle recueille les impressions des élèves : "c'est bizarre, c'est un mélange de tristesse et de joie". Alors elle explique les circonstances de l'écriture de cette chanson : Eric Clapton a perdu son fils de 4 ans dans un accident et il en a été très lourdement peiné, mais a gardé espoir de le retrouver un jour, même s'il n'est pas croyant. Les élèves lisent alors le texte de la chanson traduit en allemand. Pendant la deuxième écoute ils doivent dessiner ce qui pourrait être la pochette de l'album. Il y a quelques artistes dans la classe, mais aussi un garçon qui joue la provoc' en dessinant l'accident...
Je pense que ce n'est pas toujours évident d'aborder sérieusement certains thèmes avec des enfants de cet âge ; en plus la prof m'avait prévenue que cette classe était difficile et qu'il y avait plusieurs enfants atteint de troubles comportementaux (hyperactivité).

J'ai profité de ce cours pour feuilleter le manuel scolaire. Les grands thèmes au programme pour ce niveau : la Bible, la diversité des hommes sur la terre, les éléments importants d'une église. D'ailleurs, la prof m'a dit qu'elle avait le projet d'emmener ces élèves visiter une église car beaucoup ne sont pas pratiquants.

Je reviendrai peut-être dans ce cours, selon mes disponibilités et les projets de la prof.

N'hésitez pas à réagir à cet article en laissant un commentaire. Si vous n'avez pas de compte Google, il faut sélectionner "Nom/URL", mettre son nom et poster le commentaire. Si ça ne marche pas la 1ère fois, réssayez juste après.

Nouvelles de novembre

Coucou ! Merci d'être fidèles à mon blog et merci pour vos commentaires qui me font tous plaisir !
Il s'est passé pas mal de choses dans ma petite vie depuis fin octobre. Alors pour ceux qui n'ont pas eu de nouvelles récentes de moi, les voilà !

Du 23 au 25 octobre, j'étais de passage en France pour les fiançailles de ma sœur Anne-Claire le samedi à Nantes. Les deux familles ont fait connaissance et se sont bien entendues. C'était un moment fort !
A Paris je n'ai malheureusement pas eu beaucoup de temps, mais j'ai quand même pu revoir quelques amies... et manger des bons fromages :-P

Ensuite j'avais encore une semaine de cours, puis les vacances ! J'ai déménagé le 1er jour de mes vacances, ou plutôt je me suis fait déménager, car le proprio de ma coloc est venu chercher mes valises chez les amis où j'habitais, pendant que j'étais encore dans mon dernier cours. Puis je suis allée directement dans ma nouvelle chambre et tout était arrivé ! Donc je suis maintenant dans une coloc à Germering, ce n'est pas dans Munich même, mais juste à côté et très accessible par S-Bahn (=RER). J'ai une grande chambre de 20 m2 qui n'était pas meublée au début mais où se trouvent maintenant grâce à mes "relations" (!) un canapé-lit, une table avec des rallonges, deux chaises pliantes, une commode, une penderie et un fauteuil dont je vous ai parlé. Je partage la cuisine et la salle de bains-WC avec les colocs de l'appart. Il y a donc le proprio de l'appart, Alwin, un allemand de 40 ans qui a une chambre avec Adriana, sa compagne brésilienne de 30 ans. Lui travaille à moitié sur Munich et sur une autre ville, donc il n'est là que certains soirs de la semaine. Il est très gentil. La brésilienne a passé son bac au Brésil mais il n'est pas reconnu ici donc elle suit des cours de remise à niveau pour les étrangers avant de pouvoir faire des études. Elle est là toute la semaine avec son tout petit chien (même pas peur !) et le WE elle rejoint Alwin dans leur autre maison. Et puis il y a Franzi, une allemande de 20 ans. Je n'ai pas vraiment compris si elle étudiait en alternance, ou si elle faisait un stage, en tout cas elle travaille du lundi au samedi dans un magasin de bricolage allemand, style Castorama. Je ne la vois pas beaucoup. On est au RDC d'une grande maison, on a un jardin pour toute la maison, une terrasse pour nous et une petite maisonnette dans le jardin peut-être pour déjeuner quand il fera beau.

A peine installée dans mon nouveau chez-moi, je suis partie en vacances en Italie, à Bologne, voir Cecilia, une amie française qui fait un an d'études là-bas. On a beaucoup visité, mangé, rigolé, discuté... C'était vraiment très sympa !

Le dernier dimanche des vacances j'avais une sortie scoute avec le groupe des Scouts et Guides de France de la paroisse francophone de Munich. Eh oui, je suis encore cheftaine cette année ! Même si j'ai été cheftaine en France, tout me semble nouveau ici car c'est très différent : la tranche d'âge est plus réduite (11-14 ans), c'est mixte, je ne connais pas encore bien ni les chefs ni les jeunes, ni même la pédagogie. Cette première sortie était intense... Le jeu préparé pour l'après-midi a très bien marché, tout le monde s'est bien amusé, mais le soir j'étais crevée !

Depuis, j'ai eu une semaine et demie de cours. J'ai maintenant vraiment du travail dans toutes les classes. Les profs me laissent prendre en charge tout le cours, ou une partie, avec plus ou moins d'indications. J'aime bien mon boulot d'assistante, je suis contente d'être maintenant active partout, même si ça me demande du temps à la maison pour préparer !
Par exemple lundi, j'ai fait un cours pour des 2èmes années sur le thème de l'ordinateur. Je leur ai appris les mots et expressions de base (une imprimante, un clavier, faire une recherche sur Internet, ouvrir un document...) puis je leur ai demandé en français de faire des petites choses sur mon ordi portable : ouvrir un document, taper un texte, l'enregistrer, etc. Je pouvais me le permettre, car ils ne sont qu'une douzaine dans cette classe (que des garçons) et ils ont eu l'air de bien aimer !
Normalement, je suis toujours dans la classe avec le/la prof de français. Mais je peux aussi être seule avec un demi-groupe. Le jeudi après-midi, justement, je suis seule avec des élèves de 15-16 ans (que des filles) pour la préparation au DELF, un diplôme de français pour les étrangers. Ça se passe bien, je suis plutôt fière de moi !

Hier, il a fait super beau et même chaud ! D'après un site de météo, il faisait 8 degrés de plus qu'à Paris ! Ça m'a fait du bien d'avoir du soleil car il faisait gris depuis trop longtemps à mon goût ! Aujourd'hui c'est férié dans les écoles de Bavière, j'en profite pour me reposer, ranger un peu mieux ma grande chambre et faire des courses.

Je serais ravie de vous accueillir dans ma grande chambre si vous voulez me faire un coucou à Munich, à condition que vous ne soyez pas des lecteurs inconnus arrivés par hasard sur mon blog ! Je vous ferais visiter la ville avec plaisir. J'attends vos visites pour faire les musées de Munich et -spéciale dédicace pour Ciloo !- monter dans les diverses tours pour admirer les Alpes. Et si vous voulez profiter de l'ambiance si particulière des marchés de Noël, aux odeurs de pain d'épice et de vin chaud, dépêchez-vous de prendre vos billets par exemple sur ce site-ci, ce site-là ou même celui-là et de réserver votre moitié de chambre...

jeudi 12 novembre 2009

"La vie en 2050"

Comme vous avez l'air d'avoir bien apprécié les perles de mes élèves sur Paris, je vous livre ici des perles trouvées dans des devoirs d'élèves sur la vie en 2050. Je n'ai corrigé que 5 ou 6 copies, mais certaines phrases valaient vraiment la peine d'être retransmises ici ! Je vous précise que j'ai bien vérifié : je n'ai fait aucune faute de frappe, j'ai recopié les mots exactement tels que je les ai trouvés sur les copies des élèves...

« Les contacts avec des autres gens c’est très importante pour moi et je crois qu’il n’y a pas assez des contacts entre les gens quand on en a beaucoup de machines. »

« Il ne restera rien si les gens feront des fôrets, des plants et des fleurs cassé. »

« Il y aura peu d’eau, n’aura pas de lacs, n’aura pas de mer. N’assez pas d’eau pour tout le monde à boire !
Ça sera l’horreur ! »

« Je suis heureuse parce que je suis née en 1993 et pas en 2050. »


« Peut-être on pourra habiter à Mars pourtant ce sera très chèr. »


« Peut-être que les voitures pourront conduire sans quelqu’un parce que la tec
hnologie sera bien. »

« Peut-être on aura des voitures qui marchent avec du l’eau parce que c’est meilleur pour la nature ou on paiera avec le portable. »


« On aura inventer des médecines entre le sida et entre des maladies très diffiçiles, qui aidera les gens pour devenir en bonne santé. »


« Les cours ne sera pas à l’école, les cours sera à la télé ! Les enfants ne devront pas aller à l’école, ils porront rester à la maison, dans fauteuil ! »


Et à propos de fauteuil (pour illustrer l'école du futur), je vous donne l'image du fauteuil Guìbåblük dans lequel j'ai écrit cet article, dans ma coloc...

Achtung, eine Durchsage !

Dans les écoles en Allemagne, les cours ne se terminent pas par un long "driiiiiiiiinnnnng" comme en France, mais pas un "ding daing dong" qui fait un peu sonnerie de hall de gare. Et comme les surveillants n'existent pas, quand le secrétariat ou la direction veut faire passer un message aux élèves, on entend une annonce dans toutes les classes, qui renforce ce côté hall de gare : "Achtung, eine Durchsage !" (= Attention, un message). Puis la voix demande à l'élève Bidule en classe de 10ème B de venir au secrétariat dès que possible, ou à M. Untel d'aller en salle K18 ou encore annonce que les délégués de chaque classe sont attendus dans le bureau de la directrice à la récré. Les messages passent en même temps dans toutes les classes, dans les couloirs et la salle des profs, ils sont généralement diffusés en début ou fin d'heure pour ne pas déranger trop les cours. Moi ça me fait encore un peu sursauter à chaque fois, mais je commence à m'y habituer !

Une annonce qui en a fait rire plus d'un dans la salle des profs : cette semaine c'est la semaine Schiller, pour célébrer le 250ème anniversaire de Friedrich von Schiller, l'un des plus grands écrivains allemands de tous les temps. Le message suivant est passé pendant une heure de cours : "Achtung, eine Durchsage ! Aujourd'hui nous célébrons le 250ème anniversaire de Schiller. Les élèves de la classe chéplukoi ont fait des Schillerlocken (= sortes de petits sablés). Ils seront dans le hall à la 2ème récré. Tous ceux qui sauront répondre à la question : "quel jubilé fêtons-nous aujourd'hui ?" gagneront une Schillerlocke."

mercredi 11 novembre 2009

20 ans après !

Il y a un peu plus d'un mois, je vous parlais des 20 ans des 40 ans de la RDA (Allemagne de l'est) et des événements qui l'avaient précipitée vers son achèvement. Voir l'article
Pour le début du mois de novembre, il y a plein de fêtes et de commémorations en Allemagne. J'espère que vous savez tous quel événement allemand on a fêté le 9 novembre, non seulement en Allemagne, mais aussi dans le monde entier. Il s'agit des 20 ans de la chute du Mur de Berlin !

En effet, le 9 novembre 1989, le Mur de 155 kms qui coupait en deux la ville de Berlin depuis le 13 août 1961 s'ouvrait, cédant sous les marteaux symboliques des Allemands en liesse et sous les machines de chantier.
Ce "mur de la honte" avait séparé des familles, des couples, des amis d'un jour à l'autre, ayant été construit à la hâte en une nuit sous les ordres du parti communiste pour empêcher les citoyens est-allemands de continuer à quitter le pays.
Beaucoup de gens ont essayé de traverser cette frontière, malgré les miradors, les fils de fer barbelés, les alarmes, les milliers de gardiens armés toujours prêts à tirer et leurs chiens. On ne sait pas précisément combien de personnes sont mortes en voulant passer dans le quartier d'à côté, pour accéder à la liberté. Peut-être 1135. D'autres ont eu plus d'audace ou plus de chance, comme le champion est-allemand de natation Hasso Herschel, qui creusa pendant des mois un tunnel sous le mur et réussit à passer à l'ouest avec sa soeur et 28 autres personnes. Je vous conseille le film "Le Tunnel" (2001) qui raconte leur émouvante histoire.
La chute du Mur fut pour tous les Allemands un événement extraordinaire qui marquait la fin de la séparation de leur pays en deux. Ce soir-là, les Allemands ont pleuré, chanté, dansé entre Allemands de l'est et de l'ouest, certains se sont assis sur les pans encore préservés du Mur. Le célèbre musicien russe Mstislav Rostropovitch est venu jouer du violoncelle pour manifester sa solidarité avec les Allemands.
Peu de temps après, le bloc soviétique -déjà affaibli par des révoltes populaires et par la politique de relâchement (la "Perestroika") menée par Gorbatchev- s'effritait, libérant alors la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie.

Le 9 novembre 2009, une grande fête a été organisée à Berlin sur la Pariser Platz, autrefois coupée par le Mur au niveau de la Porte de Brandebourg. Vous avez peut-être suivi cette fête depuis votre télévision. La chancelière allemande Angela Merkel a traversé la Porte avec ses invités (notamment Hillary Clinton, Dmitri Medvedev, Nicolas Sarkozy) en souvenir des Allemands qui ont franchi le Mur à Berlin il y a 20 ans.
Puis des dominos géants décorés par des jeunes du monde entier sur le thème de la paix et de la liberté ont été poussés par des personnalités emblématiques, comme par exemple Mikhaïl Gorbatchev ou José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et cet effondrement artistique dans les rues de Berlin sous les cris et les applaudissements de la foule était le symbole non seulement de la chute du Mur à Berlin il y a 20 ans, mais aussi d'un espoir de paix et de liberté là où dans le monde se trouvent encore des "murs" : frontière bloquée entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, mur de séparation entre la Cisjordanie et Israël, fossé infranchissable entre les riches et les pauvres des pays d'Amérique latine, barrière du racisme en Afrique du Sud...

mardi 27 octobre 2009

Cours de cuisine

Aujourd'hui, j'ai testé pour vous... le cours de cuisine à l'école !
Dans la Realschule, les élèves peuvent effectivement choisir d'avoir des cours de "Haushalt und Ernährung", c'est à dire : tenue de la maison et alimentation.
La prof est très gentille et elle m'a proposé de venir voir le cours, qui a lieu dans une cuisine spéciale. Les élèves portent des tabliers et sont répartis par groupe de 4. Chaque groupe a son plan de travail avec des plaques de cuisine, un four, un lave-vaisselle, des ustensiles, des casseroles, etc... Je suis allée à ce cours après un de mes cours de français donc les apprentis cuisiniers avaient déjà bien commencé leur "travail". Ils devaient suivre une recette de spaghettis à la sauce tomate apparemment pleine d'herbes et d'épices car la cuisine sentait fort l'ail et j'ai entendu la prof demander aux élèves s'ils avaient bien mis du romarin, du sel et du poivre, après avoir goûté leurs sauces fumantes. Chaque groupe devait aussi mettre son couvert et faire la vaisselle de ses plats et accessoires, avant de pouvoir savourer son œuvre. :-p Mais je suis partie avant la dégustation.
Drôle d'ambiance ! J'aurai bien aimé avoir ce genre de cours de cuisine à l'école, mais ce n'était pas trop le style de la maison !

Nous avons planifié avec la prof un cours de cuisine où je leur apprendrai une recette française. J'ai pensé à la quiche lorraine, car ce n'est pas très difficile, c'est bon et c'est français. Mais si vous avez d'autres idées, je serai ravie que vous me les donniez !

La prochaine fois, j'aimerais bien tester le cours de religion car c'est quelque chose qui n'existe pas en France en raison de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, alors que les Allemands suivent obligatoirement à l'école des cours de religion avec de vrais profs formés à la fac et payés pour ça. Les élèves reçoivent même des notes, ils ont donc intérêt à travailler cette matière ! Je vais essayer d'assister à un cours et je vous donnerai plus de détails !

vendredi 23 octobre 2009

"Paris mon rêve"

À l’occasion de mon court passage à Paris, je vous fais un petit cadeau : je vous donne quelques perles écrites par des élèves allemands dans leurs devoirs. Il fallait écrire un petit texte sur Paris en utilisant le futur et en parlant des différents monuments et lieux intéressants de Paris ; pendant mon premier cours, je leur avais parlé de la Tour Eiffel, Notre-Dame, Montmartre, Le Louvre, etc. et ils connaissaient déjà bien ces monuments car ils les avaient évoqués avec leur prof les années précédentes.
Et voici quelques phrases qui m’ont fait sourire, aussi bien pour la forme que pour le fond :

« Paris, c’est la ville de la mode, de l’amour, et il y a beaucoup de curiosités et cultur. Plus tard, je habiterai à Paris, c’est sûr. »

« Je pense Paris est un rêve et un endroit idéal pour épouser quelqu’un. »

« Nous habiterons dans un grand hôtel avec beaucoup de jolies chambres. Les repas seront typiques pour la France – nous mangerons le camembert et des desserts différents. »

« François Mitterrand est aussi responsable de l’obelisk à la fin des Champs-Élysées devant le Louvre. La culture égyptienne était son sense de la vie. C’est pourquoi nous l’appelons ''le sphinx''. »

samedi 17 octobre 2009

Brasserie d'Andechs

Jeudi dernier, nous avions une excursion pour les profs de l'école de Maisach. Les cours avaient été raccourcis pour que nous soyons libres plus tôt : un cours dans une classe allemande dure 45 minutes, c'est déjà rapide, mais là c'était seulement 30 minutes ! Pas le temps de faire grand-chose !
Donc à partir de 11h30, nous sommes partis en voiture en direction d'un village que je connaissais déjà car nous y avons fait plusieurs fois des balades en été avec ma famille. C'est le village d'Andechs, perché sur une colline. Au sommet de cette colline se trouvent une très belle église à bulbe et un monastère de bénédictins. Au pied se trouve une brasserie, une distillerie et un parking pour les touristes.
Nous avons d'abord déjeuné dans un restaurant très bavarois : une auberge avec des tables et bancs en bois, des crucifix sur tous les murs et un menu typique. On avait le choix entre de la viande de porc, de la viande de porc ou de la viande de porc. En accompagnement : choucroute ou salade de patates. Un bretzel ou un morceau de pain. Fromage bleu de Bavière ou "savons" allemands et hollandais. Pas de dessert. Par contre embarras du choix dans les différentes sortes de bière !
Le déjeuner était vraiment sympa, j'ai beaucoup discuté avec ma prof de français, avec une prof de religion (oui, il y a des cours obligatoires de religion pour les élèves en Allemagne !), avec une stagiaire de maths-physique et même avec la directrice.
Après, nous nous sommes séparés pour assister à différentes visites. Comme je connaissais déjà l'église, j'avais choisi de visiter la brasserie. Une guide nous a parlé des matières premières de la bière : malt, levure, houblon. Puis elle nous a emmené dans différentes salles où nous avons vu d'énormes cuves pouvant contenir plusieurs milliers de litres de bière en fabrication ! Je n'ai malheureusement pas tout compris, mais c'était intéressant quand même !Sur cette photo, vous voyez le poste de commandes des machines sur ordinateur. Avez-vous remarqué le crucifix accroché au mur ? En Bavière, ça ne surprend personne !

Cette photo-là vous montre une des cuves alimentée par tout un système de tuyaux. Pour vous donner une idée de l'échelle, il y en a justement une en bas à droite de l'image !

Ça, ce sont les (petites) cuves où sont stockées les produits conservateurs.Vous pouvez admirer ce magnifique empilement de caisses de bières ! C'était assez impressionnant !

D'après la guide, la bière ne fait pas grossir et au contraire si on en boit une par jour, on devient plus beau/plus belle. Je suis sûre que certains d'entre vous aimeraient essayer !!!

vendredi 16 octobre 2009

Resto, ciné, nouvelles démarches, neige...

Quelques nouvelles en vrac :

- Dimanche dernier je suis allée au cinéma toujours avec Noémie et Diego, deux autres assistants étrangers à Munich. Nous avons d'abord dîné dans un petit resto japonais pas mauvais du tout et très peu cher par rapport à ceux de Paris ! Le film était une comédie américaine que les autres voulaient voir en VO. "Pas de problème, même si je suis archi nulle en anglais, je comprendrai avec les sous-titres allemands", pensais-je. Malheureusement les Allemands, eux, sont bons en anglais et le film n'était pas sous-titré ! Rassurez-vous, même si une bonne partie des blagues m'a échappé j'ai quand même compris l'histoire !

- Cette semaine, je me suis forcée à aller à la fac pour essayer de m'inscrire comme étudiante ou au moins comme auditrice libre (= assister à quelques cours sans passer les examens à la fin). Premier essai lundi : bureau fermé. Mardi je n'avais pas le temps non plus dans les heures d'ouverture. Deuxième essai mercredi : après 1/4 d'heure à attendre dans la salle d'attente et 1/4 d'heure à attendre dans le bureau en face d'une secrétaire qui téléphonait, j'ai pu expliquer ma situation. Malheureusement, il me fallait mon diplôme du bac et un examen d'allemand pour tester mon niveau. Je n'avais aucun de ces papiers. J'ai expliqué que j'avais une licence d'allemand validée à Paris, mais je n'avais pas non plus ce papier sur moi. Alors j'ai présentée ma carte d'étudiante de l'an dernier. La dame, un peu plus compatissante, m'a dit que même si je pouvais échapper au test de niveau d'allemand, je devais aller m'inscrire le lendemain dans un autre bureau auprès d'une Madame Chéplukoi. Je suis allée jeter un coup d'oeil à cette salle, mais devant la porte était affiché un papier avec une dizaine de noms, mais pas celui de Madame Chéplukoi. Et puis je savais que jeudi je n'aurai pas le temps de passer à la fac... Je suis donc partie, tant pis pour la fac, ils n'auront pas mes sous ! Peut-être que j'irai quand même auditionner librement quelques cours, au fond d'un amphi ...

- Sur le chemin pour rentrer à la maison, je me suis arrêté à une station de métro où se trouve le service clientèle des transports en communs de Munich. J'ai fait la queue pour avoir une carte de réduction. Mais mon statut est particulier car je ne suis ni étudiante, ni salariée, je reçois une bourse du Ministère Bavarois de l'éducation. Le bonhomme au guichet ne savait pas si j'avais le droit au tarif réduit, j'ai donc fait la queue à un autre endroit. Là le monsieur m'a dit que je pouvais avoir ce tarif, que je devai remplir une fiche et refaire la queue. Donc j'ai refais la fiche et rempli la queue (euh... l'inverse !) Je suis retombée sur le même bonhomme pas très sympa qui m'a donné ma carte de mauvaise grâce. Mais il me restait encore à acheter mon coupon ! Donc j'ai re-re-attendu et j'ai acheté un coupon pour la semaine : 20 euros. C'est cher, mais c'est plus rentable que des tickets à poinçonner à chaque trajet, car mon école de Maisach est dans une autre zone que le centre de Munich.

- Autre nouvelle : depuis mardi soir, il neige à Munich !!! Oui, oui, je vous jure ! Tous les jours depuis mardi, nous avons des chutes de neige. Ça ne tient pas longtemps, mais suffisamment pour que les toits, les voitures garées dans la rue et les arbres soient blancs. C'est joli, on dirait que quelq'un s'est amusé à verser du sucre glace depuis son balcon !Voilà enfin une photo. Ce n'est pas flagrant, mais il y a de la neige sur les toits des maisons et des voitures...

lundi 12 octobre 2009

Hofbräuhaus München

Avant de vous expliquer ce que j'ai fait vendredi soir, je voudrais expliquer ce qu'est un Biergarten pour les gens qui ne connaissent pas. C'est très courant en Allemagne, "Biergarten" sigifie "jardin à bière". C'est une sorte de terrasse de café où l'on peut boire de la bière bien sur, mais aussi des boissons non alcoolisées comme par exemple ces deux boissons qu'on ne trouve pas en France : le Spezi (Coca + Fanta orange) et l' Apfelschorle (jus de pomme + eau gazeuse). On peut aussi commander à manger : bretzels, saucisses blanches de Munich, escalopes panées avec des pommes de terre, viande accompagnée de Knödel (boules de pâte avec de la sauce), etc. Et dans certains Biergarten, il y a même des tables spéciales pour venir manger son pique-nique et commander juste sa bière !

Donc vendredi soir je suis allée avec Noémie, une assistante de français et Diego, un assistant d'espagnol, dans un endroit typique de Munich : la Hofbräuhaus. C'est une brasserie de Munich très ancienne. Au rez-de-chaussée se trouve la salle principale. Elles est énorme et très bruyante ! Le plafond est constitué de belles voûtes recouvertes de peintures représentant des charcuteries, du pain, des poissons, des drapeaux bavarois... Dans la cour intérieure il y a aussi un Biergarten. Et je crois que ce sont des salles de restaurant dans les étages supérieurs .

Nous avons fait le tour du bâtiment avant de revenir sur nos pas et de trouver enfin une place au milieu d'une table. Les tables sont très longues : on peut être 10 personnes assises autour sur les bancs en bois ! Les serveurs et serveuses sont évidemment en tenues bavaroises, je vous les ai déjà décrites à propos de l'Oktoberfest. L'ambiance est très particulière, car avec ces grandes tables on peut facilement discuter avec ses voisins même si on les connait pas ! Et il y a un petit orchestre de musiciens bavarois qui jouent des airs folkloriques. De temps en temps retentit le célèbre air de la chanson : "Ein Prosit, ein Prosit !" À ce moment-là, tout le monde se lève, chante avec sa masse de bière en l'air en regardant ses voisins. Puis on trinque et on se rassoit, l'air de rien...J'ai donc bu une masse de bière (euh... en fait un Ruß'n : mélange de bière et de limonade, mais 1 litre tout de même !) et j'ai mangé un Bretzel géant. Nous avons discuté tous les trois de nos premiers jours d'assistants à Munich et nous avons fait connaissance avec nos voisins. Au début nous étions à côté de touristes espagnols et asiatiques, puis nous avons eu des voisins allemands. Les deux jeunes hommes à ma droite, comme le couple "senior" à ma gauche, venaient d'Aix-la-Chapelle, une ville au nord-ouest de l'Allemagne. Ils étaient ravis de rencontrer des gens de leur ville, mais nous étions quand même l'attraction principale : 3 jeunes étrangers sympathiques, vous pensez bien ;-)
Et je vous donne cette dernière photo pour la fin : regardez bien l'inscription... "Durst ist schlimmer als Heimweh". Qui propose une traduction ?
Concours ouvert à tous, sans limite d'âge. Vous pouvez cliquer sur la photo pour l'agrandir.
Tout le monde peut poster un commentaire, il suffit de choisir "Nom/URL", de mettre son nom et de poster le commentaire. Si ça ne marche pas la 1ère fois, réssayez juste après. Faites vos jeux !

jeudi 8 octobre 2009

Bilan de mes 1ers pas d'assistante

Ouf, ça y est, je suis en week-end ! Pour ceux qui demandaient des nouvelles, les voici !
J'ai des semaines de quatre jours où j'alterne entre mes deux écoles : le lundi et le mercredi je suis dans un Gymnasium de Pasing (un quartier dans l'ouest de Munich) et le mardi et le jeudi je suis dans une Realschule à Maisach, petite ville à une vingtaine de kms de Munich, accessible par la S-Bahn (=RER).

J'avais la semaine dernière mon séminaire d'introduction près de Cologne avec tous les autres assistants de français en Allemagne. Nous étions environ 250 Français, Suisses, Belges et Québequois. C'était très sympa et instructif : infos sur le système scolaire allemand et sur notre assurance maladie, simulation de cours de français devant les autres assistants, parties de baby-foot à 8, discussions le soir autour d'une bière (je ne suis toujours pas fan, mais il faut que je m'y habitue !) et soirée "talents" le dernier soir. J'ai notamment apprécié les performances musicales et théâtrales de certains et bien rigolé en entendant des sketchs bourrés d'expressions typiques ch'tis, belges et québéquoises de quelques assistants venants de ces contrées.

Je suis arrivée vendredi dernier à Munich, et je suis pour l'instant hébergée par un couple d'Allemands amis de mes parents, ils ont la soixantaine, ils sont très gentils. J'avais déjà habité deux semaines chez eux avant ma première année de fac, quand j'avais fait un stage dans un Kindergarten (=école maternelle) de Munich. Là je ne les ai vus que vendredi et samedi car ils sont partis en cure à la montagne dimanche matin, donc je passe mes premiers jours chez des gens qui ne sont pas là ! La femme rentre ce WE, le mari reste encore deux semaines pour se reposer. Mes parents sont venus en voiture vendredi soir pour m'apporter deux grosses valises, un duvet, un tapis de sol et un vélo. Du coup le premier soir j'ai dîné avec les 2 Allemands et mes parents. J'avoue que j'avais un peu le cafard quand je leur ai dit au revoir... Mais depuis ça va beaucoup mieux !

Là j'entame mon WE de trois jours !!! Ma semaine a été très fatigante même si je n'avais pas beaucoup d'heures de cours, car je me suis levée super tôt tous les jours mais je n'ai pas décalé de beaucoup mon heure de coucher... Je n'ai pas encore pris le rythme allemand et je suis morte de fatigue ! Et puis j'ai du faire des démarches qui me stressaient pas mal : m'inscrire au bureau des étrangers a été beaucoup plus simple que je ne le craignais, mais par contre j'ai du faire deux banques différentes et passer une heure dans la 2ème pour pouvoir ouvrir un compte. Problèmes administratifs liés à mon statut d'étrangère.

Donc lundi et mercredi j'étais dans le Gymnasium de Munich (=lycée) et jai assisté en tout à 6 cours mais je n'ai fait pratiquement que de l'observation. Le lycée est orienté sur les sciences /les maths et pas loin se trouve un lycée de filles donc il y a ici une grande majorité de garçons. Je n'ai pas encore repéré tous les profs de français car ils sont une petite dizaine et que c'était un peu la course jusqu'à présent.
Mardi et aujourd'hui, j'étais dans la Realschule (collège de niveau un peu moins élevé) de Maisach, à l'extérieur de Munich. Il n'y a que 2 profs de français, ma tutrice dans cette école est vraiment très gentille avec moi. Dès la première heure de cours, elle m'a demandé de me présenter aux élèves et de parler de Paris, puis de faire avec eux une liste de vocabulaire sur le thème des vacances : gloups, je ne m'y attendais pas, je n'avais rien préparé ! Mais finalement ça s'est très bien passé et j'étais contente d'avoir commencé à prendre un peu les rênes de la classe ! Du coup le lendemain, dans l'école de Munich, j'étais presque déçue de devoir rester au fond de la classe à obsever le cours ! Pour aujourd'hui, à Maisach, j'avais même préparé une fiche sur le métro parisien avec des expressions type pour demander son chemin dans la rue et on a travaillé sur ce thème-là.
Ça fait quand même bizarre de parler aux élèves depuis le bureau du prof, d'interroger ceux qui lèvent le doigt, d'écrire au tableau, puis d'entrer avec MA clé dans la salle des profs ! Mais ce n'est pas désagréable ;-)

Urban surfing

J'ai découvert à Munich un endroit incroyable pour une ville en plein milieu de l'Europe !
En effet, à l'une des entrées de l'Englischer Garten (le Jardin Anglais, l'un des grands parcs de la capitale bavaroise), il y a un pont d'où s'écoule une rivière artificielle, appelée l'Eisbach, qui alimente les canaux et bassins du parc. Le courant y est si fort qu'une énorme vague se forme, une sorte de vague permanente. C'est difficile à décrire, mais vous la verrez sur les photos. De part et d'autre de cette rivière ainsi que sur le pont, sont amassés des badauds, des promeneurs avec leur chien, des touristes américains et enfin des étudiants en tenue de plongée, faisant la queue pour sauter dans l'eau avec leur planche de surf !
Oh, il y a bien des pancartes qui interdisent le surf et la baignade : "danger de mort", mais les jeunes savent apparemment mieux nager que lire...
Comme le cours d'eau n'est pas large et le courant très fort, ils rentrent dans l'eau un par un, chacun a donc la chance d'être admiré tout le temps de sa démonstration de surf. Pour les débutants ça dure seulement quelques secondes : le temps de poser les pieds sur la planche, de perdre l'équilibre, de tomber alors dans l'eau et de se laisser dériver un peu plus loin où ils devront rejoindre le bord du canal pour remonter à terre et reprendre leur place dans la file des surfeurs. Les plus doués, qui s'entraînent sûrement souvent, font des allers-retours sur la vague et exécutent quelques figures, sous les regards amusés des novices et des touristes.

mercredi 7 octobre 2009

Anniversaire de l'anniversaire !

Aujourd'hui, le 7 octobre 2009, est un jour particulier pour l'Allemagne. Si vous n'êtes pas complètement idiots, vous avez lu le titre de cet article et compris qu'il s'agissait d'un anniversaire. Oui, mais de quoi exactement ?
On commémore aujourd'hui en Allemagne les 20 ans des 40 ans de la RDA. Oula, ça se complique !
Je reprends : en mai 1945, l'Allemagne capitule et signe la fin de la 2nde Guerre Mondiale. Elle est alors occupée par les puissances victorieuses. La Grande-Bretagne, la France et les États-Unis occupent l'ouest du pays mais vont rapidement regrouper leurs territoires et la République Fédérale d'Allemagne (RFA) va voir le jour en mai 1949.
À l'est, c'est la Russie Soviétique qui occupe les territoires allemand. En réaction à la RFA, elle crée le 7 octobre 1949 la République Démocratique d'Allemagne (RDA, ou DDR en allemand). Son premier Président est Wilhelm Pieck.
Le 7 octobre 1989, soit 40 ans après sa création, la DDR organise une fête pour son anniversaire avec des défilés militaires et des discours politiques.

Mais cette république se porte mal... Des manifestations ont lieu dans plusieurs villes de l'est pour protester contre le régime communiste qui n'est en réalité pas aussi démocratique que son nom l'indique. Les élections n'ont pas de réelle portée car les dirigeants sont déjà nommés et seul le parti communsite a vraiment du pouvoir dans les décisions. Des centaines de milliers d'Allemands de l'est descendent donc dans la rue pour réclamer des réformes démocratiques comme la séparation des pouvoirs ou plus de libertés. Si vous avez vu le film "Goodbye Lenin!", vous avez sûrement vu la scène où Alex manifeste pour la liberté de la presse et se fait arrêter par la Police.
"Encore 40 ans de socialisme, Non merci !"
Malgré les interventions musclées de la Police lors de ces manifs, les Allemands ont le courage d'exprimer leur mécontentement. Leur slogan "Wir sind das Volk" (= Nous sommes le peuple) est devenu le symbole de leur lutte et ces événements ont marqué le début ... de la fin de la RDA !

Oktoberfest - la fête de la bière

"Tu vas à Munich ? Alors tu vas aller à la fête de la bière !"m'ont dit les Français avant mon départ. "Oh, vous venez de louper la Wies'n !" m'ont ensuite annoncé les Allemands cette semaine, notamment à la banque !
Mais vous ne savez pas tous ce que c'est que la Fête de la bière, appelée aussi Oktoberfest par les Allemands ou Wies'n par les Munichois. Donc je vous dois quelques explications et photos...
Tout a commencé le 12 octobre 1810, lors du le mariage du prince héritier Louis -futur roi Louis 1er de Bavière- avec la princesse Thérèse de Hildburghausen. Le mariage dura 5 jours dans un pré appelé Theresienwiese en l'honneur de la mariée. Aujourd'hui, environ 6 millions de visiteurs viennent faire un tour chaque année sur la Theresienwiese où sont installés pour 2 semaines d'immenses chapiteaux et des attractions foraines.Dans les chapiteaux, les gens boivent de la bière dans des chopes d'un litre. Pas possible de commander moins ! Ils mangent des saucisses et des Bretzels géants spécialement faits pour cette occasion. Les Bavarois portent avec fierté leurs costumes traditionnels : le Trachten (pantacourt ou short en cuir) avec chemise à carreaux et chapeau pour les hommes, le Dirndl (robe avec tablier) pour les femmes. L'ambiance est très animée, il y a même des fanfares et les gens chantent des chansons populaires en se tenant les coudes et en se balançant en rythme.Dimanche midi, pour le dernier jour de l'Oktoberfest, il y avait un concert bavarois. Des chasseurs en Trachten ont tiré des coups de fusil en l'air, ce qui m'a poussé à m'approcher pour comprendre ce qu'il se passait. Des fanfares ont joué devant la foule et devant certaines personnalités du coin (était-ce le maire de Munich au milieu ? je ne sais pas...), Puis musiciens, chasseurs et personnalités sont entrés dans un des chapiteaux à bière.
Les familles se réjouissent aussi des nombreuses attractions : la grande roue est incontournable et permet aux touristes de voir Munich de haut, il y a des manèges pour les enfants, des trains fantômes, beaucoup de stands de tirs à la carabine, des montagnes russes, et puis des spectacles comme un cirque de puces, un show de cascades en voitures, un cabaret de magiciens, etc... Et parmi ces attractions on retrouve évidemment des vendeurs de bière, de saucisses XXL (1/2 mètre d'après les pancartes), d'amandes grillées qui sentent si bon et de coeurs en pain d'épice portant des inscriptions telles que "Je t'aime" et "Merci" en allemand ... ou en bavarois !
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